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Tome sixième.
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riot à quatre roues, construitde manière à tourner d’aussicourt qu’il est possible, par M.Bailly, le jeune.

La Société d’émulation a don-né, en 177b, son second prixd’émulation à une voiture in-ventée par M.. de Montmoril-lon, comte de Lyon , nomméele Jardier ou la gabrielle. Ce far-dier, dont on voit une gravuredans le Journal de Physique ,année >778, est une voiture àquatre roues, avec deux bran-cards qui lient l’avant-train etl’arrière-train. Sur le devant etsur le derrière de cette voiture,on place deux crics qui élèventune solive à laquelle 011 attache,par des cables, les blocs ou lesstatues qu’on veut élever.

Les divers avantages de cetteingénieuse machine sont, i°. lapromptitude avec laquelle oncharge et on décharge les blocsde pierre , et cette accélérationest de près de moitié. 2 0 . Lesouvriers ne se trouvent exposésà aucun danger. 5 °. Les piècespeuvent être transportées, quel-ques travaillées qu’elles soient,sans qu’il arrive la moindre bri -sure, froissure, écornure. 4 °- Ceschariots ne subissent point lesviolentes secousses qu’éprou-vent les voitures ordinaires con-nues sous le nom de crapaudsou de diables , et durent beau-coup plus long-temps. 5 °. L’élas-ticité des cables et de la piècedeboisqui supportent les fardeaux,diminue prodigieusement leurspoids et leurselfets.6 0 . On a l’a-vantage de pouvoir employerles chevaux pour ces voitures ,et l’on supplée ainsi à une mul-titude d’hommes,

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L’industrie arrive au mêmebut par des moyens différens.

Voyez à l’article Statues , ceque nous avons dit de leur trans-port.

En 1761 , M. Loriot présentaà l’Académie des sciences deuxespècesde cJiariotsouéquipagesbrisés, l’un pour transporter desorangersdans leurs caisses, l’au-tre pourvoiturer des barriquesdans les ports de mer. ( VoyezCollect.Acad ., part.fr. , t. XIII,p. 5 qi ).

Eu 1779, le sieur Maué aimaginé une voiture à 5 roues,dont une , placée sur le devant,a pour but de soulager les rouesde derrière, ainsi que le limo-nier de la partie du poids quiretombe sur lui et l’expose àêtre blessé, et même tué, lors-qu’il vient à s’abattre. Une es*-pèce de tréteau pendant sur lederrière de la voiture, jusqu’àpeu de distance du pavé , sou-tient le poids en cas de rup-ture de l’essieu des grandesroues. Ce traiteau peut être re-levé par un crochet de fer lors-qu’on passe dans des cheminsrompus. Sur 1 "essieu des deuxroues de derrière , est un tabliermobile qu’011 incline eu arrièrepour décharger les pierres. (V.Journal de la Blancnerie , 1779,p. 29). Nous observerons ques’il y avait beaucoup de cesgrosses voitures, les chemins deterre seraient bientôt sillonnésd’ornières au point que les che-vaux 11e trouveraient plus à po-ser leurs pieds. Le sieur Manéavait, sur le même principe,construit un cabriolet avec unetroisième roue sur le devant,