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§ VIII. Moyens mécaniquespour arrêter à volonté la voi-ture et les chevaux , dans lecas où ces animaux prennentle mors aux dents, pour lesdeteler subitement , pour en-rayer et dêsenrayer les roues.
Les terribles accidens aux-quels sont exposées les person-nes qui se trouvent dans unevoiture quand les chevauxviennent à prendre le mors auxdents, ont, en différens temps,occupé les mécaniciens. (Voy.article Cheval , H°. 4 )•
Dans le Journal de la Blan-cherie , de 1779, p. 2 , 011 a an-noncé un mécanisme de l'in-vention du sieur Galippe, pourprévenir le départ subit deschevaux en l’absence du co-cher, et pour arrêter la voitureaprès leur départ : on ne donneaucun détail.
En 1781 , M.Boze, peintre,a répandu dans le public unprospectus sur sa machine ,ui, par le moyen de deux cor-ons coinmuniguans au siègedu cocher et dans l’iutérieurde la caisse, opère tout-à-la-fois les deux effets d’enrayeret de dételer, ou l'un sansl’autre, à volonté. L’Académiedes sciences, sur le rapport deses commissaires, en a portéun jugement favorable. Lesépreuves auxquelles ce méca-nisme a été soumis, tant à Pa-ris qu’à Versailles , ont faitregarder cette invention com-me une des plus heureuses po«rprévenir des accidens qui n’ar-livent que trop souvent, soit
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lorsqu’on se sert de chevauxtrop fougeux, soit lorsqu'il s’a-git de descendre des pentes troprapides: cette même mécani-que appliquée aux cabriolets àl’instant où le mouvement ducordon fait dételer les chevaux,on voit tomber un pied debiche qui produit l’effet d’untréteau pour empêcher le bran-card dé tomber. Le Journal dela Blancherie , 1782, p. 127 eti 32 ,adonné une notice de cetteinvention; mais nous 11’eu sa-vons pas davantage sur la mé-canique de M. Boze.
En 1782, M, Teillard a faitannoncer un palonnier de voi-ture pour dételer sur-le-champdes chevaux, si quelqu’acci-dent le reudait nécessaire. Lemécanisme était composé dedeux crochets à bascule , pla-cés à chaque extrémité du pa-lonnier. Le long bras de cesbascules était retenu vers lemilieu du palonnier par deuxautres leviers de la premièreespèce , qui se croisaient de fa-çon qu’une équerre fixée dansune mouffle attachée solide-ment au-devant de la pièce debois, comprimait les queuesde ces leviers, et les ressortsqui les tenaient à leur place.A l’instant où l’on tirait de de-dans la voiture un cordon quiétait attaché au long bras decette équerre , et que les bas-cules étaient abandonnées à l’ef-fort du tirage des chevaux, quise faisait sur leur crochet, lesanneaux des traits glissaient ,et les chevaux se trouvaient su-bitement dételés. ( Journal dela Blancherie , 1782, p. 3g).