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simples de préserver les équi-pages rustiques.
Un économe des environs deHambourg a éprouvé avec suc-cès le procédé suivant pour con-server ses voitures ; il a faitchauffer du cambouis dans desvases de cuivre ou de terre , enprenant garde qu’il ne prennefeu; lorsque ce cambouis a eureçu toute la chaleur dont ilétait susceptible, on en a frottétoutes les parties en bois de lavoiture qu’on a laissé sécher ausoleil. La graisse ayant bienpénétré, et le bois étant snffi-sammentsec,on aappliqué uneseconde couche à ces mêmesparties en bois : la voiture s’esttrouvée, parce moyen fort sim-ple , en état de résister à l’hu-midité et aux intempéries del’air plus long-temps que lesautres.
VOIX.Ondoità M. Ferreinde nous avoir fait connaître enquoi consistait le véritable or-gane immédiat de la voix qui,selon lui,n’estautre chosequ’uninstrument toutà-la-fois à cordeet à vent; c’est dans son mé-moire qu’il faut lire le détailde ses expériences sur cet objetintéressant. ( Voyez CollectionAcad., partie franc ., tome IX,p. i85).
§ I er . Voix fausse.
Une bellevoix est, sans con-tredit, préfé'able à tous lesinstrumens. yuel regret n’ontpas bien des personnes d’avoirla voix fausse ? mais ce défautn’est pas le plus ordinairementun vice de l'organe qui, dans
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presque tous les hommes, estconstruit de même : tout le malvient des oreilles ; c’est dans cesorganes une inégalité de forçaqui faitquechacune de ces oreil-les éprouvant une sensation desons i négale,on entend nécessai-rement des sons faux , et que lavoix est nécessairement fausse,parce que l’on cherche à chan-ter comme l’on croit entendrechanter les autres. M. Vander-monde, médecin, a fait uneexpérience bien simple, qu’ilrapporte dans son Essai sur lamanière de perfectionner l'espècehumaine, et que l’on peut ré-péter sur les enfans qui s’an-noncent avec une voix fausse,afin d’y apporter remède danscet âge tendre où les organessont encore susceptibles de mo-dification.
La voici telle qu’il la décrit :Je choisis un jour serein, jeme plaçai dans un lieu spa-cieux, je fixai un endroit queje ne quittai pas, et que je ré-servai pour faire mes expérien-ces; je bouchai ensuite indiffé-remment une des oreilles de lapersonne qui servait à ces nou-velles épreuves ; je la fis recu-ler et éloigner de moi, jusqu’àcequ’ellen’entendît plus lason-nerie d’une montre à répétitionque je tenais dans mes mains,ou du moins jusqu’à ce quele son du timbre ne produisîtqu’une très - faible impressionsur son organe : je la priai de*s'arrêter dans cet endroit, j’al-lai aussi-tôt à elle, je lui dé-bouchai son oreille et lui re-bouchai l’autre, en observantde lui faire fermer la bouche,