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n’arrive presque jamais lors-qu’elles sont bien faites. Laquantitédes eaux préparées seraproportionnée à celle des mar-rons, lorsqu’ils pourront y trem-per aisément. Les marrons d’In-de, ainsi préparés et séchés, seconservent pendant long-temps:on les fait bouillir dans l’eaujusqu’à ce qu’ils soient cuits ;
f iour lors on les donne aux vo-aillesqui les aiment, et acquiè-rent par - là beaucoup de fer-meté dans leur chair , ce quidispense de leur donner dugrain.
On ramasse dans la Sologneavec grande attention les mar-rons d’Inde pour servir de nour-riture au gros bétail ; on les mettremper l'hiver dans l’eau pourles amollir : les vaches sur-toutparaissent les rechercher avecavidité, et leur lait n’en est pasmoins de la meilleure qualité.
Les habilans de la Guinée pratiquent l'insufflation pourguérir certaines maladies. Ceremède, qui consiste à intro-duire de l’air entre cuir et chair,a été pratiqué avec succès parplusieurs chirurgiens,d’autantplus qu’il n’est pas douloureux,comme on pourrait le croire.C’est aux gens de l’art à estimerl’usage qu’ils doivent en faireLes mendians se causent quel-quefois , par ce moyen , desenflures artificiel les, pour exci-ter la pitié.
Les paysans s’en servent pourengraisser leur volaille ; cemoyen est très-assuré : pour ceteffet, ils introduisent de l’airsous la peau des volailles parune ouvertare, ce qui les enfle
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beaucoup. Lorsque cet air estabsorbé, elles engraissent aisé-ment.
On fait la même chose auxvaches pour leur faire donnerplus de lait.
Pour faire cette insufflation ,on peut se servir d’une vessie ,à laquelle on attache un tuyauqu’on fait entrer dans l’ouver-ture pratiquée dans la peau.
Dom Francisco Diestey Buil,de la Société royale d’Arragon,a fait imprimer en espagnol untrès-bon traité économique surla manière d’élever la volaille.Cet ouvrage a trois parties ; lapremière, avec des planches,enseigne la manière de régirun poulailler , et le traitementdes poules dans leurs maladies ,la seconde fait connaître leproduit c.omparatifd’une basse-cour ; la troisième offre desmoyens de détruire les animauxcarnassiers , et de se garantirautant qu’il est possible des oi-seaux de proie.
Voyez, au mot Cuisinière lamanière de faire cuire la vo-laille sans broche et sans feu.
§ II. Manière d’engraisser lesoies.
L’oie est un oiseau domesti-que extrêmement vorace etgloutou ; il fait peu de casde saliberté, pourvu qu’on prennesoin de lui fournir à manger.Les Polonais défoncent un potde terre dans lequel ils font en-trer l’oie encore jeune ; elle ne
f ieut en aucune manière avoira faculté de se remuer ; on luidonne à manger autant qu’elle