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e désiré. Le pot est disposédans la cage de manière que lesexcrémens de l’oiseau n’y res-tent point. A peine les oies ont-elles passé quinze jours dansune pareille retraite, qu’ellesdeviennent prodigieusementgrasses et grosses : on brise lepot pour les en retirer, ellessont alors un mets délicieux.On nourrit ces oies avec de lafarine de maïs mèlee avec desraves bouillies pour une plusgrande économie. Ce procédéest imité ici avec quelques suc-cès. On enveloppe une oie dansun linge. et on ne lui laisse quele col et la tête de libres ; ou lasuspend ensuite dans un endroitobscur, onluibouche en mêmetempslesoreillesavecde la cire,de sorte que comme elle ne peutni voir ni entendre, elle n’a pasoccasion de faire le moindremouvement : dans cet état, ilfaut l’empâter trois fois par jouravec de la farine d’orge, etlaisser continuellement auprèsd'elle un pot plein d’eau avecdu sable. Cette oie engraisserasi fort,que sou foie pesera qua-tre livres.
Les oies s’engraissent d’au-tant plus vite, qu’elles fontmoins d’exercice, et qu’on lestrouble moins. Pour cet effet,il faut les enfermer dans un lieuobscur, et les nourrir avec de lafarine de drèche pétrie avec dulait, ou, au cas que le lait soitrare, avec dè la farine d’oreepétrie avec de l’eau. Non-seule-ment elles grossiront, mais el-les deviendront très-grasses ettrès-délicates. Au casque vousne les nourrissiez qu’avec de la
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farine d’orge et de l’eau, il estbon de leur donner aussi del’avoine cuite avec de l’eau ;elles aiment la variété, et ellesprofitent mieux.
Lorsque vous voudrez en-graisser des oies pour l’autom-ne, lâchez-les pendantquelquetemps dans les champs aussi-tôt après la moisson; enfermez-les ensuite, nourrissez-les avecde la farine de drèche pétrieavec de l’eau, et de temps àautre de l’avoine cuite et del’eau. On engraisse les canardsde la même façon , mais il fautde plus leur mettre un grandbaquet d’eau où ils puissent sebaigner.
§ III. Machine commode pourempâter les volailles.
On a quelquefois de la peineà faire avaler aux volailles lapâtée qu’on leur donne pour lesengraisser. En 1769, le sieurPirolte, ferblantier, rue Saint-Antoine, vis-à-vis les Damesde Sainte-Marie, a imaginé unepetite machine en forme de fon-taine, où est adapté un tuyauque l’on met dans le bec de lavolaille que l’on veut empâter,en la tenant entre les mains; àl’instant on lui fait avaler lapâte avec la plus grand facilité.Pour un dindon, poussez la ytuyau environ trois pouces;pour chapon et poulet, deuxpouces ; pour un pigeon, à pro-portion.
Celte manière , au moins,est un peu plus propre que cellaqui ss pratique à Paris , sur la