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Tome sixième.
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quait pour en faire un vérita-ble volcan. On a encore éprouvéque cette même pâte, rendueplus compacte et mise à unefil us grande profondeuren terre,s’enflamme de même , faitéruption avec un éclat plusmarqué, et jette au loin toutela terre dont elle est rouverte.Plus l’obstacle est fort, plusl’action du feu est violente dèsqu’elle parvient à le vaincre.( Collection Academique , part,f'ranç. , t. I er ., p. 555 , t. VI,‘p. i !\i, et t. XIII, p. 277.)

Dans le sixième siècle, dit-on, Anthcmius, architecte auservice de l’empereur Justi-nien , inventa divers moyenspour imiter les tremblemensde terre, le tonnerre et leséclairs; il en fit plusieurs ex-périences, une entr’autres quiépouvanta le rhéteur Zénou ,au point qu’il sortit avec pré-cipitation de chez lui, crai-gnant que sa maison ne tombât.Agathius,qui rapporte ce fait,remarque que pour produire uneffet si extraordinaire , Anthe-mius 11e fit autre chose quemettre plusieurs chaudièrespleines d’eau bouillante contreles murs qui séparaient la mai-son de Zenon de la sienne.( Vie des architectes , parFéli-bien, p. 1i 5 ). Laissons de côtéles fables, et disons quelquechose de plus vraisemblable.

M. Sage avait répété sanssuccès l’expérience du volcanartificiel rie Lémery. Ignorantquelle raison s’était opposée àson surcès, il imagina ae mêlerpoids égal de limaille de fertrès-fine, de fleur de soufre et

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d’eau; ce qui lui réussit.Voicicomment il faut s’y prendre :on fait le mélange avec unespatule petit à petit dans unmortier; on le verse ensuitedans une terrine de terre; unecertaine quantité d’eau surnaged’une ligne ou deux. Ce mé-lange, abandonné à lui-mêmedans une température favora-ble, s’échaufferait, s'enflam-merait : pour exécuter en i 5ou 20 minutes, ce qui seraitplus d’un jour, on met le platsur le feu pour échauffer lemélange; on le retire; on levoit ensuite fumer, s’élevercouche par couche une petitemonticule présentant en petitl'image de la bouche d’un vol-can, ainsi que le crater ou lecreux qui est dans le milieu; letourbillon de vapeur s’élève dumilieu; quelquefois il s’ouvreune nouvelle bouche, alors le»vapeurs qui sortaient de la pre-mière , diminuent. Cette expé-rience est des plus curieuses,facile à répéter; l’inflammation11’a pas eu lieu, apparemmentparce que I on a mis le plat surla fenêtre, et que le froid de l’airs’est opposé à la chaleur de lafermentation. M. Sage, dans sesMémoires de Chimie , imprimésen 1775, observe que la réussitede cette expérience 11e dépendque de la quantité d’eau qu’onemploie , et qu’on peut faire cevolcan à très-petite dose, mieuxen été qu’en hiver, et mieuxavec de l’eau chaude qu’avecde l’eau froide. ( Voy. Trem-blement de terre. )

Mais ce n’est pas à des jeuxd’enfans, à de3 expériences ré-