Band 
Tome sixième.
Seite
522
JPEG-Download
 

V O Y

de fer avec laquelle on puissefermer sa porte en-dedans.

Il est sans doute agréable,et même utile , d’avoir descompagnons de voyage, maisc’est quand ils ont le mêmeesprit de curjosité , et qu’ilssont également disposés à s’ac-commoder de tout. Encore nefaut-il pas être en trop grandnombre: les auberges sont quel-quefois si misérables, qu’onne trouverait ni de quoi man-ger ni de quoi se coucher.

Le voyage d’Italie est un deceux qu’on entreprend le plusvolontiers. Avis général : ilfaut étudier la carte, et ména-ger tellement son voyage ,qu’on puisse se trouver à Ve-nise dans les derniers jours ducarnaval , ou bien à la fête del’ascension ; à Rome , dans lasemaine sainte, et à Boulogne l’octave du Saint Sacrement,et s'arranger pour ne point pas-ser deux fois par la mêmeroute, afin de voir le plus depays possible. Nous avons beau-coup rie relations de voyaged’Italie : celle de Misson (i) ,quoiqu’ancienne , mériteraitpeut-être quelqu’attenlion ; ony trouve des catalogues de cho-ses curieuses à voir, et un iti-néraire qui peut avoir sonUtilité.

§ VI. Voyages dans les paysinhabités.

Lorsque pressé par le désird’acquérir des connaissances

( 1 } Voydge d'Ttalie, par Misson,

4 vu,. ; T’uns

V O Y 523

neuves, on veut parcourir riespays moins fréquentés, s’en-foncer par exemple dans !psdéserts d’Afrique et de l’Ara-bie, il est des précautions d’unantre genre à prendre, et pourla sûreté de sa personne, etpour les appiovisionnemens ,et par les obstacles et difficul-tés à prévoir , les dangers àcourir.

M. le Vaillant dans sonVoyage cC Afrique , tome II ,page 38i , recommande auxvoyageurs de se procurer ungrand nombre de chèvres : cesanimaux, si utiles et si doux ,recherchent l’homme, s’atta-chent à lui, le suivent par-tout,n’exigent aucuns soins; ils luifournissent tous les jours dequoi se nourrir et se désalté-rer. Tout en se jouant , cespauvres bêtes, qui ne sont pasdifficiles comme les autres ani-maux, s'accommodent de tout,peuvent supporter la soif pen-dant très-Iong-temps, sans queleurs sources de lait tarissent ;ce qui est d’un grand secoursdans les longues courses, aumilieti des déserts , et à dé-faut de provisions.

§ VII. Voyage sur les mon-tagnes.

Nous ferons , en faveur desvoyageurs, une remarque quipeut leur être utile. On saitque sur les plus hautes mon-tagnes , on éprouve une diffi-culté de respirer douloureuse ,un étouffement et quelquefois’deshémorrhagies considérables;accideés causés par l’état de;