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Tome sixième.
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conserver à cet organe si essen-tiel à la vie, ou à y rétablir lelibre exercice de la fonctionauquel la nature l’a destiné.Elle calme encore l’irritationue la sécheresse et l’ariditéoivent causer à la peau , quidevient alors si dure, que toutetranspiration est interceptée.En joignant à cette méthode lapropreté qu’exige le climat,peut-être verrait-on diminuer,cesser même totalement la lè-pre à Carthagène . (Histoire Phi~losophique des deux Indes , t. IV,p. 81).

Caton conseille à ceux quivoyagent à pied de mettre sousleurs aines une petite branchede grande absynthe pour se pré-server des écorchures eutre lescuisses.

La chaleur assoupit, et pro-duit un affaissement et une stu-peur sensibles : tout le mondea éprouvé ces effets. Wepfernousapprend que le froid assou-pit de même tous les animaux :il semble seulement que le som-meil, causé par le froid, estplus insurmontable et plus dan-gereux; mais, en récompense,il est plus agréable.

Ceux qui voyagent au milieudes neiges par un froid très-rigoureux, sont ordinairementpris par une envie passionnéeîle dormir; mais s’ils s’aban-donnent à cet attrait perfide ,ils ne se réveillent jamais, àmoins qu’un heureux liazardn’amène quelqu’un à leur se-cours. Ces sortes de cas ne sontpas bien rares dans les Al pes. Lecélèbre Boerrhaave s’y trouvaexposé eu Hollande, en 1709;

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au fort du grand hiver , lui-même raconte qu’étant montéen voiture avec un chirurgien ,pour aller à deux milles doLeyde , visiter une dame quis’était cassé la cuisse, il setrouva accablé d’un si grandassoupissement , accompagnéd’une douceur ineffable qui1 gagnaitégalement le chirurgienet le cocher, qu’ils se seraientsûrement laissés aller à cet ap-pas pernicieux, si, lui qui enconnaissait le danger, ne les eûtobligés de descendre de voilure,et de redonner du mouvementà leur sang en marchant. Parce moyen , ils furent bientôtréveillés et dégourdis.

Les jakoutski dont les Russes ont adopté l’usage, dit AI. leClerc dans son Histoire modernede Russie , lorsqu’ils sont obli-gés de faire un voyage un peulong , enduisent de fiente dévache et de terre glaise mêléesensemble eu forme d’onguenttoutes les parties dont on craintla congellation ; et l’on assureque , si elles n’en sont pas en-tièrement garanties, cet enduitfait du moins que l’effet de lagelée 11'est pas si prompt.

On lit dans une relation duvoyage du capitaine Kennedi,que l’eau lui manquant, ils’avisa de tremper ses habitsdans la mer, et de les mettre en-suite tout mouilléssursoncorps.« Il se passa, dit-il, un tempsconsidérable avant que je pusseengager les gens de mon équi-age à suivre mon exemple.Iss’y déterminèrent enfin; nousrendîmes tous les jours de cettemanière autant d’urine que si