vents est essentiellement changeant et amène un climatvariable; le vent du sud-ouest succède parfois brusque-ment à celui du nord-est, et, en hiver, fait naître ainsi desubits et fâcheux changements de température.
Dans les montagnes ces courants atmosphériques sontprofondément modifiés, d’abord par le relief du sol, quimet obstacle aux courants aériens, ensuite par l'existencede courants périodiques bien différents, le vent de la•vallée et le vent de la montagne, enfin par celle d’unvent particulier, le fœhn.
Le vent de la vallée est un courant ascendant, soufflantle jour vers les sommets de la montagne, remontant doncla vallée; c’est la conséquence de l’échaulTement de l’airdes régions basses. En réalité, l’air ne monte pas directe-ment vers les cimes, mais suit la direction de la vallée,de sorte qu’il est perçu comme un vent plus ou moinshorizontal; il existe toutefois des exceptions: ainsi levent très régulier et très fort qui souffle chaque jour enEngadine , se dirige des parties élevées vers les régionsplus basses; il en est de même à Davos , à Arosa , à An-deer. Le vent de la montagne, ou vent du soir, est uncourant nocturne, marchant en sens inverse; il est pro-duit par la chute de l’air froid entourant les cimes, les-quelles se refroidissent par rayonnement plus vite que lefond de la vallée. L’air froid descend parfois avec unegrande violence. Si le vent de la vallée est quelquefoisfort, il est généralement chaud, et la présence simultanéedu soleil le rend supportable et souvent même agréable.En revanche, le vent de la monlagne, par sa températurefroide et par la condensation d'humidité qu’il occasionnedans les couches d’air plus chaudes où il arrive, estpénétrant et dangereux pour les malades. C’est surtoutau moment où il commence à souffler, peu après le cou-cher du soleil, qu’il est à craindre, car c’est alors qu’iloccasionne la précipitation de la vapeur d'eau contenuedans l’air échauffé des régions basses (serein). Voilàpourquoi, dans les hautes vallées, les malades doiventrentrer au coucher du soleil et attendre quelque tempsavant de sortir de nouveau. La forme des vallées a uneinfluence très sensible sur ces deux courants : ils appa-raissent plus tôt dans les vallées étroites que dans J esvallées larges, où le vent de la v: ’lée n’est.guère en pleineforce avant 10 heures, et le vent du soir avant 9 heures.Tantôt c’est le courant du jour, tantôt celui de la nuit qui