II
Eaux minérales de la Suisse, Indications.Cures diverses.
La Suisse , possède un grand nombre d'eaux minéralesfroides ou chaudes, dont beaucoup ne sont pas utilisées.Le bureau fédéral de statistique a établi en 1870 la clas-sification suivante, portant sur 610 sources : 10 eaux chlo-rurées sodiques, 6 eaux salineo, 20 eaux sodiques, 34 eauxacidulés, 60 eaux calcaires ou terreuses, 121 eaux ferru-gineuses. 170 eaux sulfureuses, 10 eaux iodées, bromu-rées ou arsénicales non comprises dans les précédentes, 3eaux thermales simples, 5 eaux bitumineuses, 6 eaux ga-zeuses, 175 eaux non encore classées. Les principales deces sources ont été captées et analysées. Nous indique-rons leur composition dans le cours de cet ouvrage, endonnant leurs constituants pour un litre d’eau et nonpoint pour 10 litres, comme on le fait parfois aujourd’hui.Tous les poids s’entendent en grammes et ses multiplesou subdivisions, les gaz en centimètres cubes, les tempé-ratures en degrés centigrades.
La distribution géographique des eaux _ de la Suisse offre certains points intéressants. En premier lieu, pres-que toutes celles qui contiennent de l’acide carbonique enabondance se trouvent dans les Grisons , tandis que leseaux du centre et de l’ouest sont surtout calcaires et gyp-seuses, pauvres en acide carbonique et souvent riches enhydrogène sulfuré. En revanche, les eaux, des Grisons sont toutes froides ou subthermales. Les eaux sulfureu-ses et ferrugineuses se trouvent un peu partout. On peutaussi distinguer un groupe du nord-ouest, ou jurassien,(. Baden, Lostorf, Schinsnach, Yverdon , etc.); 2° un