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Veytaux et enfin le château de Chillon . Le second étagede cet amphithéâtre est formé par le château du ('hâte-lard, au-dessus de Clarens , Verneæ-dessus , les Planchesrl leur romantique église. Le troisième étage, c’est Char-nex, entouré de noyers, Sonzier, et Glyon sur un promon-toire de la montagne, séparé de Sonzier par le ravin pro-fond du Ghauderon. Enfin les Avants, à -100 m. au-dessusdefxlyon, et Y Hôtel de Cauæ forment le dernier gradin dece vaste cirque.
On peut difficilement trouver en Suisse un plus beauspectacle que celui dont on jouit depuis Montreux , parexemple depuis le cimetière de Clarens. La gracieusecourbure du golfe qui vient se souder, à la hauteur duchâteau de Chillon , à la sombre montagne de Sonobaud.rameau de l’Arvel, les flancs escarpés des Monts de Cauet de Cubli, le miroir limpide du lac et, au fond, la plainedu Valais , dominée majestueusement par les sept pointesde la Dent-du-Midi ; enfin, vis-à-vis, sur l’autre rive, lamasse imposante des Alpes de la Savoie , qui élèvent d’unseul bond leur tête chauve à 2000 m. au-dessus du lac,tout cela forme un ensemble qui soutient la comparaisonavec les plus beaux sites des lacs suisses . En automnesurtout, un charme profond, mystérieux, qui saisit l’âme,s’élève de ce paysage enchanteur.
Au commencement du XIX e siècle, cette région étaitencore peu fréquentée; Jean-Jacques Rousseau et Byronvenaient de la célébrer dans leurs écrits. Les premiè.respensions d’étrangers s’ouvrirent vers 1820. Mais ce ne futcjue 40 ans après, une fois le railway construit, que Mon-treux acquit une réelle importance. Aujourd’hui, Montreux a pris l’aspect d’une ville; de nombreuses constructionsse sont élevées l’une après l'autre, surtout dans la régionvoisine du lac, transformant la route en une rue bordéede magasins splendides et animée par le passage inces-sant des voitures et du tramway électrique. On a cons-truit plusieurs hôtels qui ne ie cèdent en rien aux plusbeaux établissements de ce genre en Suisse , des églises,un kursaal entouré d’un parc. Une soixantaine d’hôtels etde pensions disposent d’environ 8000 lits. Les installa-tions sont en général fort bonnes. La plupart des hôtelsont des jardins; en hiver, les chambres sont bien chaulféespar des poêles et pourvues de doubles fenêtres ; les corri-dors et les escaliers, chauffés aussi, sont couverts de ta-pis. De cette façon, les maisons sont très confortables,quelque temps qu’il fasse en hiver.