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région supérieure, de manière à éviter des courants as-cendants qui se produisent parfois.
La végétation témoigne de la douceur du climat. Danstous les endroits où le terrain est bien exposé au soleil, ona planté la vigne: les arbres fruitiers et les noyers gar-nissent les terrains où cette plante ne peut croître (parexemple à Baugy, à Tavelj. Les cliâtaigners sont nom-breux à Veytaux et le long du chemin qui mène à Glyon.Le mûrier, le grenadier, le figuier, Lamandier et d’autres(liantes du Midi se voient dans les jardins bien abrités.L'hiver exceptionnellement rude et'prolongé de 1879 à1880 a été fatal à un grand nombre de plantes.
La santé des habitants de Montreux est bonne commecelle de la population des rives du Léman en général. 11n’est pas sans intérêt de noter, d’après les D rs huenzod etBertholet (cités par Morin), que la phtisie pulmonaireest moins fréquente chez les habitants de Villeneuve quechez les habitants indigènes de .Montreux . Sans doute, cefait provient du grand nombre de phtisiques qui sont vé-rins habiter ces rivages, et non point de l’antagonisme en-tre la phtisie et les lièvres paludéennes. Celles-ci, en effet,fort fréquentes à Villeneuve au commencement du siècle,en ont presque complètement disparu.
Climat. — A une exception près, celle de S ion, Mon treux possède la température moyenne la plus élevéeparmi toutes les stations suisses situées au nord des Al pes . Pour l’hiver, Montreux a même une moyenne supé-rieure à celle de Sion , 2.49° au lieu de 1.25°. Ces qualitésexceptionnellement favorables sont la conséquence deplusieurs facteurs ; en premier lieu, l’absence des vents dunord et du nord-est, si fréquents et si rudes en hiverdans le bassin du Léman , à la fois secs et d’une violenceextrême ; en second lien, le réchauffement du sol en pentepar les rayons solaires ; en troisième lieu, la réflexion deces rayons par la surface du lac; enfin, l’influence régula-trice du lac sur la température. D’autre part, il est vrai,Montreux est exposé sans défense aux vents du sud-ouestqui, sans avoir l’importance de ceux du nord dans la régiondu Léman , sont cependant fréquents et parfois violents.
Lee observations climatologiques üe luonlreux sont fai-tes à Clarens depuis 1888 par M. Buhrer, pharmacien, quia eu l’obligence de donner à ce Manuel le résultat de sesplus récentes observations, et à Territet, depuis 1889.
Les observations faites dans ces deux stations diffèrentfort peu entre elles.