joran , 6% des vents observés. C'est dire qu’il soufflerarement. Faible en général, il prend exceptionnellementde l'intensité ; il est sec et froid. Quant à la bise, ou ventdu nord-est, si redoutée sur les rives du Léman , qui sou l'tleavec tant de rage à Lausanne et à Genève , y couvrant par-fois le ciel de nuages (« bise noire »), on ne la sent absolu-ment pas à Montreux . C’est à ces moments-là que Mon treux célèbre son triomphe : un soleil et un ciel radieux,la chaleur, le calme de l’air; tandis que l’eau du golfe deMontreux n'a pas une ride, on voit le lac agité par la biseà partir du promontoire de Clarens , et, au loin, la blancheécume des vagues témoigne de la fureur du vent dans lamoitié occidentale du lac. Enfin, Montreux a des courantsasce.nda.nts et descendants réguliers qui se forment sui-vant des lois connues (voir Introduction ) entre le lac etla plaine et les montagnes.
Le baromètre indique en moyenne. 7211.4; les variationssont peu importantes (extrêmes, en I rois ans, 710.5 et 740.5).
h'humidité 'relative de l’air n’est pas très notable, lamoyenne, pour l'année étant 75.2%. Pour les six mois d’hi-ver : octobre 70.1), novembre 76.9, décembre 77.8, janvier77.3, février 73.4, mars 07.1. Dans ces moyennes sontcomprises les lectures de 7 h. du matin et de 9 h. du soir.L’humidité relative de 1 h. du jour est la suivante, pources mêmes six mois : 09.6, 71.7, 73.5, 72.1, 69.6, 60.7.C’est cette humidité moyenne qui, jointe à. l’absence devent, donne à l’air ses qualités de douceur, de mollesse.En revanche, le sol, qui est constitué entre les montagneset le, lac par des alluvions et des détritus glaciaires, n’estpas humide, surtout dans la région un peu élevée au-dessusdu lac. L’air de Montreux convient donc aux personnesdont les voies aériennes irrilables ne supporteraient pasun air plus sec, même sans être plus agité.
La chute d'eau totale par an est de 1171 millimètres. Oncompte environ 140 jours où il y a chute d’eau. Rosset enindique 130; j’en ai trouvé 144 en moyenne pour les an-nées 1864 à 1809, dont 73 pour les six mois d’hiver, octo-bre à mars. Buhrer donne comme moyenne 128.9 jourspour l’année avec chute d’eau, quelque faible qu’elle soit,dont 70.9 répartis sur les sept mois octobre à avril. Cechiffre renferme 14.7 jours avec de la neige (savoir : nov.1.1, déc. 3.0, janv. 3.5, fév. 3.8, mars 1.8, avril 0.8).
Résumé. — Montreux a une température élevée relative-ment aux autres stations suisses du nord des Alpes ; il estabsolument à l’abri des vents du nord et du nord-est; l’air