qui descendent à la Grande Eau, affluent du Rhône . Surl'autre rive de ce torrent se dressent les pentes escarpéesdu Chamossaire, écran naturel du côté de l’est.
Au sud et au sud-ouest, la vallée de la Grande Eau s’a-bouche largement avec celle du Rhône dont elle n’est àvrai dire en ce point qu’un prolongement et dontelle subitdans une large mesure les vicissitudes climatiques. Unhiver se fait-il remarquer dans le bassin du Léman par laprédominance des vents du nord-est, Leysin a une sai-son magnifique, tandis que les brouillards ou le temps cou-vert sont la conséquence de la prévalence des vents dusud-ouest dans la plaine.
Leysin-Feydey est situé à 1450 m. d’altitude, à l’ouestdu village, sur les pentes du Mont Luisset. On a construiten cet endroit, à la lisière de la forêt, un vaste hôtel-sana-torium, établi suivant les règles de l’hygiène la mieuxconçue, à l’instar désétablissements analogues de Suisse et d’Allemagne : chambres avec chauffage à vapeur à bassepression, avec ventilation; étoffes lavables pour meubles ;linoléum au lieu de tapis ou naltes; système de vidangeà chasse d’eau; étuve, pour la désinfection du linge, de laliterie; salle à manger vaste et aérée ; ascenseur, etc. Unsecond grand hôtel, des pensions et quelques chalets sontvenus s’aligner aussi le long de la fort belle route qui re-lie Eeydey au village. Le sanatorium lui-même, ouverten 1892. est placé sur une terrasse dominant la vallée,regardant le sud, en face du plus merveilleux panoramaqui se puisse voir. Cette vue splendide, ce large horizon,borné par la puissante pyramide de la Dent du Midi, ontcertainement une action favorable sur les malades. A l’ex-trémité nord du sanatorium, de larges galeries couvertes,pourvues de chaises longues en osier, permettent de fairela cure d’air à l’abri des intempéries. Les malades peuventprendre de l’exercice soif sur la terrasse, soit sur de nom-breux chemins de pente variée, tracés dans la forêt voi-sine. Bancs et abris y sont aussi disséminés, çà et là.Etang à patiner à côté de l’établissement. Un sent ier à peuprès horizontal, d’où l’on jouit d’une vue magnifique, aété tracé sur les pentes au-dessous du sanatorium ; il setransformera un jour, espérons-le, en une avenue plantéed’arbres, qui sera le rendez-vous général des malades.
Ci. [mat. — Comme séjour d’été, Leysin est apprécié de-puis longtemps. Comme séjour d’hiver, la valeur de sonclimat n’a été précisée que tout récemment par des obser-