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des rives du lac Léman . En outre, du fond de la vallée duRhône, aride et surchauffée par le soleil, s’élèvent le long desmontagnes des courants d’air chaud qui repoussent les nua-ges ou les dissipent en échauffant l’air dans les régions éle-vées.
De ce pays chaud et sec, constitué par le fond de la valléedu Rhône, le climat se modifie graduellement à mesure quel’on s’enfonce dans les vallées latérales. Voici à titre d’exem-ples, les moyennes de Sion , Louèche-les-Bains et St-Bernard.
Localités
Alti-
tude
Année
i Prin-1 temps
Été
Au-
tomne
Hiver
Pluie
Sion.
540m.
40.61
41.-2
49.3
40. o
1.2
607
Louèche-les-Bains . .
4 'i 15
4.8
j 3-7
43.6
a.3
—3.3
76;>
St-Bernard.
—4.2
! -*- 1
6.0
—0.6
—8.2
1240
L’étendue des excursions thermouiétriques annuelles est con-sidérable : ainsi à Sion on a noté —14 et -(-31.4, à Martigny —19.8et -(-33. Au point de vue du régime des vents, on peut faire re-marquer, outre la sécheresse relative des vents du sud-ouest,dont nous avons parlé plus haut, la fréquence du fœhn, qui sefait sentir très violemment dans cette région.
Le climat du Valais est donc rude, la vallée a des extrêmesde froid et de chaud considérables; le sol est peu fertile, tantôtpar sa nature, tantôt par suite du manque d’eau. C’est dans cemilieu que vit une population de cent mille âmes environ, par-lant français ou patois français jusqu’à Sierre, allemand audelà de cette ville.
La densité de la population est de 19 au km. carré; de tousles autres cantons suisses, Uri et les Grisons seuls ont unedensité encore inférieure. Deux fléaux, le crétinisme et lafièvre intermittente, ont de tout temps frappé cefte popula-tion; ils sont heureusement en voie de disparaître depuis l’en-diguement du Rhône et le développement des chemins de feret des voies de communication. Le crétinisme est d’ailleursaussi en forte diminution depuis que la civilisation a pénétrédans les vallées, que les mariages ont cessé de se faire unique-ment entre gens du même village, et que les conditions de lavie se sont améliorées d’une façon générale. La fièvre intermit-tente se fait sentir dans la plaine du Rhône ; on en compte en-core de nombreux cas de Sion à Sierre , mais le Haut-Yalais enest indemne. De Sion à Martigny , les cas de malaria augmen-tent de fréquence jusqu’aux environs de Fully , où elle atteintson maximum pour diminuer entre Martigny et St-Maurice.Enlin de ce dernier lieu au lac Léman , elle accuse un nouveaumaximum (Lombard). L’endiguement du Rhône a amené danscet état de choses une amélioration sensible par le fait que cha-que année des terrains autrefois incultes et marécageux sontmis en culture. Notons encore que le Valais vient au troisièmerang parmi les cantons suisses sous le rapport des décès par la