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étend au loin ses blanches maisons sur les dernières pentes des montagnes.Ce n’est, à vrai dire, sur les deux rives, surtout sur celle de l’est, quunesuccession de grands villages se touchant presque les uns les autres. Lacouleur bleue de l'eau du lac, les montagnes boisées au nord, la chaîne deI’Albis au sud, et dans le lointain les sommités neigeuses des Alpes formentun tableau que le voyageur charmé contemple longtemps depuis les terras-ses élevées du Zurtchherg et de l’Uctlibcrg.
Plusieurs localités sur le bord du lac peuvent être choisies pour un séjourpendant la belle saison ; la plupart ont des bains clans le lac. Citons sur larive gaucho, Jlorgen, An, pension dans une presqu'île pittoresque, T Vaxlem-weil, Ilichtersweil : sur la rive opposée, Kiissnarhl , Meilen , Mcenneâorf, Skefa.Tous ces villages oui dos hôtels où l’on peut être reçu en pension et sontreliés par de nombreux bateaux fi vanenr soit îi Zurich , soit entre eux.l T n chemin de fer dessert les villages des deux rives.
Eglisau , 337 m. (T.) Eau alcaline, bicarbonatée, chlorurée,sulfatée sodique. Saison tonte l’année.
Itinéraire. — Eglisau est station des lignes Winterthur Wuldshut et Zu-rich-SclialThouse il l/t h. de Zurich .)
Petite ville pittoresquement assise sur la rive droite du Rhin ;les bsrds du fleuve, escarpés en cet endroit, sontcouverts sur larive droite de vignobles, sur la rive gauche de forêts, danslesquelles de nombreux chemins invitent à la promenade. Leclimat est adouci, en hiver, par la présence de collines du côtédu nord et de l’est, qui arrêtent les courants froids atmosphé-riques; le fœhn est brisé également par les collines du côté dusud. En été, le llhin rafraîchit l’air par le puissant volume deses eaux verdâtres. Température moyenne 9.9, c’est-à-direanalogue à celle de liheinfelden et de Bâle , et fort élevée pourcette région de la Suisse ; la température moyenne de janvier àmai. 6.5. est de 1.8° plus élevée qu’à Zurich ". Chute d’eau an-nuelle, 9G6mi]lim. (Lœlscher).
L’établissement balnéaire est situé au bord du Rhin , à laplace même où, en 1821, la source minérale fut découverte parvon Grlenck, en faisant des sondages pour trouver du sel. ilcomprend 12 baignoires, des douches et des appareils d 'inha-lation. L’eau de la source, température 14.3, contient par litre
(analyse de Weber) :
Sulfate de potasse.0 031 ! Carbonate de magnésie . . . 0.035
Sulfate de soude.0.131 ('.arbonatedeproloxydedofer 0.0035
Chlorure de sodium.1.fic.r Carbonate de manganèse ■ . O.ooO’
lodure de sodium.o.otio.) Silice.o.tioo
Carbonate do soude.O. ltn i Alumine. 0.0003
Carbonate de chaux.0.0)8 Acide phosphorique..O.Ortfll
Total . . 2.3200
Acide carbonique libre . . . 8.3 cent, cubes
C’est donc une eau intéressante, car elle contient,, avec dusulfate de soude, du chlorure, de sodium et du bicarbonate desoude. Un l’a comparée à l'eau de Eranzensbad, mais elle estbeaucoup plus faible que celle-ci; seul, le chlorure de sodiumexiste en poids à peu près égal dans les deux eaux et, par con-séquent, est en quantité bien plus considérable, relativementaux autres sels, à Eglisau qu’à Eranzensbad. On remarquera laprésence du fer et la température de l'eau.
Oelle-ci est administrée à l'intérieur dans les catarrhes de1 estomac et de l'intestin, la dyspepsie nerveuse, la gaslrecla-