Band 
Tome premier.
Seite
142
JPEG-Download
 

i 4 ì A R I A R I

métique sublime. Ce qui se trouve dans la première partie,joint à cc que nous dirons dans l’article des Fractions , formeun Traité complet d’Arithmétique. La seconde Partie con-tient les premiers Elémens de l’Algèbre. La troisième n’estque l’application des Règles de l’Algèbre, tantôt à des quan-tités numériques du premier Le d u second degré , tantôt àdes Problèmes de Physique de la dernière importance. La qua-trième Partie enfin est une espèce d’introduction au calculinfinitésimal. Ceux que l’ignorance ou la mauvaise foi en-gagent à traiter la Physique de Science conjecturale , trou-veront que nous nous íommes trop étendus fur l’article del’Arithmétique ; mais le lustrage de ces fortes de personnesnous est fort indifférent , j’ai presque dit , nous seroit àcharge. Ceux au contraire qui lont nés pour la bonne Phy-sique , nous sçauront un gré infini d’avoir raílèmblé unefoule de connoiffanccs absolument nécessaires aux personnesqui veulent lire les écrits des Physiciens Modernes. En effetcomment pourra-t’on , fans être au fait de l’Algébre , com-prendre , je ne dis pas les Ouvrages de New ton ; mais mêmel’introduction à la Physique Newtonienne de M r . lAbbéSygorgne. Ce livre que je regarde comme un des meilleurs quiait paru en ce genre, ne suppose que trop souvent la con n oisfance du calcul le plus relevé. Qu’on ne s’imagine pas au resteque les seuls Newtoniens s’expriment de la lorte. Privât deMolicres que l’on ne mettra jamais au nombre des attraction -naires , n’a pas cru pouvoir se dispenler d’introduire l’Analysedans ses leçons de Physique. 11 a eu rai ton j tout homme qui neveut pas tâtonner en Physique, doit sçavoir non-seulcment queles quarrés des tems périodiques de deux Planètes qui tournentautour d’un centre commun , font comme les cubes des distan-ces à ce centre ; mais il doit encore être en état d’apporter ladémonstration de cette fameuse Loi ; èc comment le fera-t’il,s’il n’est pas algébriste ? II en est de même de la plupart despropositions qui forment le Traité des Forces centrales. Le seulreproche qu’on pourroitdonc nous faire avec justice, ce seroitden’avoir pas astèz donné d’étendue à l’article de l’Arithmé-tique. Nous convenons qu’il est trop court. Mais nous y sup-pléerons dans la fuite.

ARPENT,