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Tome premier.
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qui entrent dans le récipientpar les pores du verre. Ils con-jecturent encore que la matièreignée a plus de force dans lerécipient qu’hors du récipient,parce que Ion mouvement doitêtre considérablement aftoiblipar les spirales 6e les rameauxdont est composé l’air grossierque nous respirons.

Cela /supposé , le troisièmefait rapporté par M r Thibaultne me paroît pas inexplicable,quand même on assûreroit quela machine pneumatique dontil íc lervit, n’a eu aucun ba-lancement , & qu’en maniantle récipient, on n’a fait pren-dre aucun dégré de chaleur àla boule du baromètre. La mê-me force qui occasionne l’ac-célération de la fonte de laglace dans le vuide, a pû di-later l’air renfermé dans le ré-servoir scellé par M r .Thibault;6e cet air, en íc dilatant, aurapíì poustèr le Mercure au-delàde ía hauteur ordinaire.

BAROMETRE PHOS-PHORE. On donne ce nomaux baromètres qui , secouésdans l’obscurité , causent de íalumière. Ce Phénomène ex-traordinaire sut apperçû pourla première fois en 1675 P arM r . Picard qui traníportoit parhazard son Baromètre d’un lieuà un autre dans une grande

BAR 1 19obscurité. Quelques annéesaprès M r . Bernoulli Professeuren Mathématique à Gronin-gue, ayant été frappé de la lec-ture de ce fait, se mit à l’exa-miner 6e à le suivre. II com-mença par essayer son baro-mètre , qui, agité avec forcedans l’oblcurité , donna effec-tivement une foible lueur.Comme l’on soupçonnent quela lumière n’étoit si rare dansles baromètres ordinaires , queparce qu’il n’y avoir pas unvuide parfait dans le haut dutuyau , ou que le mercure n’é-toit pas bien purgé d’air , M r .Bernoulli s’aífura par expé-rience qu’avcc ces deux condi-tions , des baromètres n’étoicntencore que très-foibîemcnt lu-mineux, 6c par conséquent quece n’étoient-là que des condi-tions , 6e qu’il sali oit chercherailleurs une véritable caule.Pour la trouver , voici com-ment il s’y prit. II remarquad’abord que toutes les fois qu’ilexposoit le vif argent à l’airlibre , il en voyoit la superficiecouverte d’unc pellicule trèsmince. II conclut que c’étoitcette pellicule qui empêchoit1 apparition de la lumière dansles baromètres remplis à lamaniéré ordinaire. Voici enessor comment il raisonne dansía sçavante lettre que l’on trou-

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