34 6 C E NJe rassemble mentalementtous les corps qui tournent au-tour du Soleil j 8 c je les place àsoixante millions de lieues decet Astre, afinde prendre unedistance moyenne ; cela fait,voici comment je raisonne :lorsque deux corps de diffé-rente malle font abandonnés àleur Attraction mutuelle , lechemin qu’ils font pour aller sejoindre, est en raison inversede leur masse , comme nous sa-vons remarqué dans l’articlede ['Attraction 1 , donc, pour trou-ver le point où tous les corpsdu íìstême solaire se réuni-roient avec le Soleil, je doisdire , la malle du Soleil qui estioooooo , est à la masse dctoutes les Planètes 8 c de tou-tes les Comètes , que nousavons évalué 2400 , commesoixante millions de lieues ;font à cent quarante-quatremille lieues ; donc , en suppo-sant que toutes les Planètes 8 cles Comètes abandonnées à leurAttraction,mutuelle listent soi-xante millions de lieues pouraller trouver le Soleil, le Soleilde son côté ne feroit que centquarante quatre mille lieuespour se réunir avec elles ; doncle centre de gravité du st sternesolaire se trouve éloigné du cen-tre du Soleil de cent quarante-quatre mille lieues ; mais la sur-face du Soleil est éloignée de son
C E N
centre de cent cinquante millelieues, puisque le diamètre duSoleil est de trois cent millelieues ; donc le centre de gravitédu sistême solaire doit le trou-ver dans le Soleil même; donc,quand même tous les corps quitournent autour du Soleil setrouveroient fur la même ligne8 c du même côté, ils ne de-vroient pas opérer furie Soleilun dérangement sensible. «
Ce n’est pas fans raison quenous avons assuré que le diamè-tre du Soleil est de trois centmille lieues ; nous sçavons quele diamètre dc cet Astre est centfois plus grand que celui de laTerre , 8 c nous sçavons que lediamètre de la Terre est de troismille lieues , donc le diamètredu Soleil doit être dc trois centmille lieues.
Nous avons avancé dans cetarticle que le Soleil 8 c les Pla-nètes étoient de telle 8 c tellegrofíeur , de telle 8 c telle den-sité ; avons nous eu raison dele faire ? La solution des Pro-blèmes suivans prouvera com-bien solides font les principesfur lesquels se fonde tout vraiNevtonien. C’est ici un despoints des plus sublimes de laPhysique de Nevton ; nous neconseillons pas à un Physiciencommençant d’en entreprendrela lecture , avant d’avoir prisune teinture d’Algèbre.