49^ DANne soient pas 5 ; qu’un quarrén'ait pas 4 cotés ; que le Toutnc soit pas plus grand qu’unede ses parties &c.
Après cette espèce d’exorde,le P. Daniel entre en matière,& il combat de la manière laplus délicate Le la plus vive lesentiment de Deícartes fur l’u-nionde l’Ame avec le corps. CePhilosophe qui prétend quetout le secret de cette union con-siste en ce que Dieu veut que no-tre Ame agiste dépendammentde notre corps, parle cependantde la forte dans ía 6 e . médi-tation : Nihil autem ejî quodme ifia natura magis exprefisèdoceat , quam quod habeam cor-pus , cul maie e(l cum doloremfientio ; quod cibo velpotu indi-get 3 cum famem & Jìtim patior 3& (imilia ; nec proinde dubitaredebeo quin aliquid irt eo fit ve-rt ta t is. Docet ètiam natura perifios fienfius doloris , fiamis 3 fi-tis ùc. me non tantum adejsemeo corpori , ut nauta adefl na-vigìo y fied ilh arclissime eJJ'e con-junclum, ô quasi permixtum 3adeo ut unum quidcum illo com-ponam ; alioqui enim cum cor-pus Uditur 3 ego qui nihil aliudfium quam res cogitans , nonfientirem idcìrco dolorem 3 fiedpuro intelleclu Ixfionem islamperciperem , ut nauta vifiu per-apit j fi quid in naye franga-
DAN
tur j & cum corpus cibo vel po -*tu indiget 3 hoc ipsum expresseintelligerem 3 non consusos fia-mis vel fitis fénfius haberem .Nam certe ifii fienfius fitis 3 fia-mis 3 doloris &c. Nihil aliudfiunt quam confufi quidam cogi-tandi modi ab umone & quasipermixtione mentis cum corporeexorti.
Le P. Daniel, pour montrerl’iniuffisance du íentimentquenous venons de rapporter , aimaginé la fiction du Mondela plus agréable ; nous y ren-voyons le lecteur , persuadésque nous sommes quil est im-possible d’en faire le précis. Cetaimable Critique combat avecautant de succès les Péripatéti-ciens qui enseignent que l’Ameest unie à toutes les parties ducorps humain par un mode ac-cidentel qui entre dans le compo-sé ut quo 3 à non pas ut quod.
La première conclusion, ditle P. Daniel , que tira Descartesde l’idéc qu’il avoit de l’Ame ,comme d’un Etre parfaitementindivisible, fut qu’elle n’étoitpas répandue dans tout lecorps, comme on l’enfeignoitcommunément. II montra lafausseté de la raison principaledont on s’étoit servi jusqu’a-lors pour s’afFermir dans cepréjugé. C’étoit qu’en quelqueendroit du corps qu'on nous pi-