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son bras , qui s’étendoient au-paravant julqu’à l’extrêmité deía main, 6c quelles les ébran-loient d’unemaniéré semblableà celle qui eût été requise pourlui faire sentir de la douleurdans le doigt, avant qu’on luieut coupé le bras. Après avoirfait ce premier pas , il fut aiséà Descartes de prouver quel’Ame ne peut avoir son siègeque dans le cerveau. C’est làqu'aboutilsent tous les Nerfs ,ou plutôt c’est-de-là qu'ils ti-rent leur origine. C’est-là que lesPhilosophes enseignent com-munément que íe trouve cequ’ils appellent le sens com-mun , c’est-à-dire, le seul en-droit où l’Ame puifle être aver-tie de toutes les différentesimpressions que les objets ex-térieurs font fur les sens. Lee.Descartes auroit dû s’en te-nir là. Mais la passion de faireun fi sterne sur le liège de l’A-me , l’enrraîna ; il en fit un ,& peut-être , en nous repré-sentant l’ame comme fixant sademeure dans la glande pi-néale, parla-t’il d’une maniéréauífi inintelligible, que les Péri-patéticiens en l’u ni fiant Physi-quement à toutes les parties ducorps humain.
La seconde partie de l'On-vrage du P. Daniel est encoreplus amusante que la première.
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Elle contient, toujours fous levoile de la fiction , des faitsHistoriques lurla Vie des plusgrands Philosophes, 6c íur-toutíur celle de Delcartes;des pointsde Métaphysique discutés avecbeaucoup de subtilité , ítir lacertitude des premiers Princi-pes , la nature des accidens ab-lolus ôcc. des questions de Phy-sique examinées avec foin. L’ony convient que les Péripatéti-ciens se sont trompés , lorí-qu’ils ont mis une Sphère defeu a u-dessus de l’Air 6c au-dejsïbus de la Lune. L’on avouequ’ils ont parlé des Elémensd’une maniéré risible. On rap-pelle qu’ils ont défini la Terreun Élément froid 6c sec ; l’Eauun Élément froid 6c humide;l’Air un Élément chaud 6c hu-mide; le Feu un Élément chaud6c sec.
Les Cartésiens, même pour laPhysique, n’y font pas plus épar-gnés que les Péripatéticiens.
L’on démontre contre Des-cartes qu’il est faux que Dieu ,en créant ce Monde , ait crééen même - tems une certainequantité de mouvement qui ysoit tou j ours la même,6c que parconséquent il n’est pas moinsfaux qu’un corps communiqueprécisément à un autre qu’ilremue , autant de mouvementqu’il en perd, 6c qu’il en perde