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Tome premier.
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lames prises séparément sonttransparentes : mais mélan-gées , elles courbent si diffé-remment la lumière , quellesen éteignent la direction Sc lesentiment. C’est ce qui arriveà l’huile Sc à seau battues en-semble. C’est ce qu’on voltdans le vin de Champagne,loríqu’on le tire de la cave ,Sc que l’air froid ou compri-mé qu’il renferme , vient àsentir la chaleur Le la commu-nication de l’air extérieur , ilse dilate Le soutient la liqueursur ses ballons élargis ; en for-te que la lumière sc pliant sanscelle Le rout différemment dansles lames de vin Le dans lesbulles d’air, elle ne peut plusse faire appercevoir au traversde la liqueur.

C’est tout ensemble la diver-sité des inclinaisons des surfa-ces Le la diversité des réfrac-tions qui causent l’opacité dansle papier sec Le dans le verreégriíé. Les petits intervallesqui séparent les fibres du pa-pier , lont remplis d’air. Lesfilions qu’on a tracés fur leverre en le frottant avec du sa-ble , ou en le passant sur lameule , font autant d'e n son ce-rnons , autant de sosies qui serempli sien t d’air. La lumière,qui , en pasiant du verre dansl’air de ces sillons, s’y est pliée,

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se jette sur les bords des cn-foncemens d’où elle est réflé-chie vers nos yeux ; Sc alorselle nous montre la surfacequi la renvoyé abondamment,au lieu de faire paroître leverre transparent, en nous mon-trant ce qui est au-delà. Que sivous remplissez d’eau ou d’hui-le les raies du verre égrií e , oules pores du papier , la lumiè-re en passant des lames de chif-fon ou des lames de verre dansl’eau qui remplit les enfonce-mens, y approche de la perpen-diculaire : elle fuit une routepresque uniforme dans les la-mes Sc dans la liqueur ; elle estmoins détournée que si elletrouvoit ces cavités pleinesd’air ; il en doit donc arriverplusderayons jusqu’ànos yeuxSc une plus grande transpa-rence.

L’on voitpar tous ces exem-ples qu’il n’y a point de corpsqui ne soit naturellement trans-parent ; Sc il ne cesie de le pa-roître qu’au moment que la lu-mière s’y déroute Sc s’y altère,ou dans l’irrégularité des po-res , ou dans la variété des par-ties Sc sur-tout des fluides quila plient tout différemment..Ce qui est si vrai que si les corpsles plus opaques , comme lebois ou le marbre, font réduitsen des lames très-minces , alors