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Tome premier.
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532 P I Lílble aux sens. A fétude desvérités spéculatives , l’hommcjoint celle des vérités dc pra-tique. Législateur ôc Philoso-phe , il établit des régies dcconduite ; il cherche en quoiconsiste le bonheur ; Le propoleles moyens d’atteindreà ce but.S’il sçait discerner le vrai d’avccle faux , il connoît ausîi la dif-férence du juste ôc de l’injus-te , du vice ôc de la vertu. Defutile Lc désagréable il distin-gue ce qui nuit ôc ce qui dé-plaît. II approuve ôc condam-ne, désire ôc craint , se livre àla haine , à l’amour , à l’ami-tié. Capable de revenir sur sespas , de soumettre à sa pro-pre censure ÔC ses opinions ôcses volontés , il peut remar-quer ses erreurs , apperccvoirses défauts ôc se corriger.

Enfin Supérieur à la portionde matière qui lui est associée,f Esprit fait jouera ion gré tousles ressorts dc cette mcrveillcu-lc machine. II ordonne , ôc furle champ les pieds & les mainsobéissent ; dociles à ses moin-dres désirs, les yeux se tournentvers l’objet qu’il veut apperce-voir;tous les muscles tous les or-ganes se mettent en action. Jeparle,je me promène,je remue lebras , ôc c’cst par ma volontéfeule, fans le secours d’aucuneimpulsion extérieure, que s’o-

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pérent ces mouvemens , qui secommuniquent ensuite à d'ali-tres corps.

Mais comment,direz-vous,cst-ii possible qu’une pure In-telligence anime ôc meuve uneportion de matière ? Quellechaîne peut lier ensemble deuxsubstances dont la nature est íidissérente ? Si cette chaîne estcorporelle , elle n’a point dcprise sur famé ; ôc íi elle nef est pas , elle n’en peut avoirfur le corps. Ce st ici que vousdevez ouvrir les yeux , ôc re-connoîtrc dans tout l’hommcôc lur-tout dans cette unionqui vous étonne , la toutepuissance du Créateur.

Tous les êtres publient doncla gloire d’un Créateur intelli-gent. L’hommc, le chef d’œu-vrc sorti de ses mains ; ces Pla-nètes dont le Soleil est le cen-tre ôc le flambeau ; ces Etoilesfans nombre que la nuit dé-couvre à vos regards ; tout cequi vit ou végété fur la Terre;tout ce que ses entrailles ren-ferment de sucs ôc de minéraux;les cailloux mêmes , ces corpsbrutes où réside un feu sembla-ble à celui du Soleil ; ce sontautant de voix éclatantes dontle concert unanime rendit hom-mage à la divinité dès la nais-sance du Monde. Joignons àces démonstrations Physiques