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Tome premier.
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ou doivent tendre ses vœux ; Bc•de bonne foi, s’il n’y a pointde Dieu , est-il un motif astèzpuiíìant pour le déterminer àie rendre misérable , en s’ar-mant contre les penehans ; àrenfermer au-dedans de foi-même , fans aucune espèce derécompense, les feux dont ilest: embrasé.

Ce ne font point ici de vai-nes déclamations , si l'on sou-tient que le but des Athéesestd’anéantir tout sentiment,toute idée de justice ; st l’ons’éléve avec force contre l’a-bus qu’ils font du nom sacréde la vertu ; si l’on s’attacheàflétrir pour jamais un sistêmequi favorise les passions. En ef-fet qu’est-ce que le droit natu-rel ? tout ce qui est conformeà une régie immuable. Que pré-sente l’idée du juste? tout ceque prescrit une loi suprême ;donc rien de droit , si la régien’est qu’unc chimère ; rien dejuste , si la loi n’existe pas ; Bcdès-lors plus de raison , plus devertu. Or point de régie fansprincipe : point de loi fans Lé-gislateur ; 6c quel fera le Prin-cipe , le Législateur de l’uni-vers , si l’on en bannit la Di-vinité? dans cette hipothéfe ,la raison est un ouvrage du La-zard ; la vertu n’a rien de réel ;elle est faustc , imaginaire Bc

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fans objet. Athées , paroiflèztels que vous êtes : levez le mas;que qui cachoit vos véritablestraits.

Voici enfin le dernier argu-ment que fera toujours avecconfiance un sage adorateur d uvrai Dieu à un Athée insensé.Quel doit être un jour votrelort, si ce que je crois fe trou-ve véritable ; s’il existe en effetun Dieu vengeur , que votrecœur sourd à la voix de l’uni-vers aura refusé de connoîtrc?cette idée me pénétre d’horreur:vous risquez tout : quel quesoit l’avenir qui nous attend ,votre état est plus triste que lemien. Si je me trompe , c’estune erreur dont je ne crains pasd’être puni ; nos destins ferontles mêmes ; nous ferons l’un &l’autre engloutis dans le néant.Mais vous , si votre sistême estfaux , un Dieu tout - puiíìantvous punira éternellement ,comme vous 1c méritez. Peut-on s’aimer 6c s’expofer volon-tairement à un pareil danger ?

De ces démonstrations Phy-siques 6c morales tirons en unedémonstrationmétaphysique del’existence de Dieu. II existe descréatures , des Etres contin-gens , des Etres qui pouvoientexister ou ne pas exister ; doncil existe un Créateur , un Etrenécessaire , un Etre qui est