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ce dernier effet au grand nom-bre de cailloux qu’il avaloit ;ce nombre m on toi t à environ
2 5 par j our. ^'interrogeai le con-ducteur de cette espèce de Sau-vage ; il me raconta les parti-cularités luivantes. Ce Lithofa-ge, me d'u-il , fut trouvé il y a
3 ans dans une petite Isle duNord inhabitée, le jour mêmeduVendredi-íaint,par unNavireHollandois. Depuis que je l’ai,je lui fais manger de la chaircrue Sc des pierres ; je n’ai pasencore pu l’accoutumer à man-ger du pain. II boit de l’eau , duvin de l’eau-de-vie. Cette der-nière liqueur lui fait un plai-sir infini. II dort au moins 11heures par jour, affis à terre,un genouil l’un fur l’autre, êc lementon appuyé fur le genouildroit. II fume presque tout lerems qu’il ne dort, ou qu’il nemange pas. Les cailloux qu’ilavale , il les rend un peu ron-gés èc un peu moins pesansqu’auparavant ; le reste de sesexcrémens est à-peu-près com-me le mortier. Ce même con-ducteur m’a assuré que Mes-sieurs les Médecins de Paris le fi-rent soigner, ôc qu’on lui tira unsang presque fans sérosité qui, iheures après, fut auffì caflantque le Corail. Si le fait est vrai,il est évident que ce qu’il y ade plus délié dans le suc pier-
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reux,fe ckange en son chyle. CeLithofage: ne sçait encore pro-noncer que quelques mots ,comme oui , non , caillou , bon .Je lui fis voir une mouche àtravers un microscope simple ;il fut frappé de la figure de cetanimal qu il ne se lastoit pasd’examiner. On lui a appris defaire le signe de la Croix , & onl’a fait baptiier il y a quelquesmois à Paris dans l’Egliíe desaint Corne. Le respect qu’il apour les gens d’Églife , 8 í lesamitiés qu’il leur fait , medonneront occasion d’examincrles choses de bien près ; aullifuis-je persuadé qu’il n’y a pointde supercherie.
Ce Phénomène m’embar-raffe encore moins que la ma-nière dont les Autruches digè-rent. Voici ce que nous lisonsdans la partie seconde du tome'troisième des mémoires de l’A-cadémie des Sciences. On fit enprésence de cette Célébré Com-pagnie l’Anatomie de huit Au-truches. Dans la plupart de cesoiseaux , l’œsophage avoit sestuniques fort épaiíles ; la tuni-que charnue l’étoit plus que lesautres. II s’élargiíioit insensi-blement , jusqu’à avoir six pou-ces de large en approchant duventricule ou gosier. La mem-brane qui revêtoit le dedans dugesier avoit une ligne &í demie