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d’épaislèur. Elle étoit composéede deux parties , fçavoir d’unetunique qui étoit immédiate-ment fur la chair du gésier, &d’unamas de petits corps glan-duleux , qui faifoient une espè-ce de velouté. Ces gesiers furenttoujours trouvés remplis defoin , d’herbes , d'orge , de fè-ves , d’os ôc de cailloux , grospour la plupart comme un œufde poule. On y trouva auífi unemonnoye de cuivre connue fousle nom d c. Double-, une de cesAutruches en avoit avalé jus-qu a soixante & dix , & uneOutarde jufqu’à quatre vingt-dix. Us étoient la plupartrayés , usés & consumés pres-que des trois quarts. Je fçaisque cet effet avoit pour causeleur frottement mutuel , &.celui des cailloux , & non pasune humeur acide , puisque lesDoubles creux d’un coté éc bos-sus de l’autre, étoient tellementuíés & luifans du côté de labosse , qu’il n’y étoit rien restéde la figure de la monnoye ; au-lieu que le côté concave n’é-toit point du tout endomma-gé , fa concavité l’ayant garan-ti du frottement des autres Dou-bles. Je fçais encore que les Au-truches qui avalent trop de ferou trop de cuivre meurentquelque temps après. Mais en-fin si ces Animaux ne digèrent
pas le fer ; ils digèrent les os ,& peut-être les pierres , cellesdu moins qui n’ont pas unegrande dureté ; feroit-il doncimpossible qu’un homme quiboit de l’eau de vie en quanti-té , Le dont la principale occu-pation est de fumer & de dor-mir, tel que le Lithofage dontnous venons de parler , feroit-il impossible , dis-je , qu’unhomme de ce caractère digérâtdes pierres qu’il a eu la force &le courage de mettre en pâte.Les cailloux qu’il prend & qu’ilrend entiers , doivent facilitercette digestion , comme ils lafacilitent en effet dans les Au-truches , les Outardes & plu-sieurs autres Animaux voraces.
Voici un fait encore plusextraordinaire , dont je laissél’explication aux Maîtres del’Art. La relation vient de m’enêtre envoyée par un témoinoculaire très respectable ; c’estle R. P. Gay de la Compagniede Jésus, Recteur du Collèged’Embrun. 11 me parle ainsidans fa lettre du 15 Décem-bre 1760.
Nous avons a une lieue &demie de cette J ille^dans la vajleParoif'e de Châteauroux , un en-fant d'environ iz ans , tjJJe\grand pour son âge , d’une bellepkifionomie , qui depuis 7 mois~ n’ a physiquement ni bu. , ni