576 D U Hlieu. Le Lecteur ne sera pas fâ-ché que nous n’ayons pas ren-du compte de toutes ces vé-tilles. Le Livre de M r . Duha-mel n’en seroit que meilleur ,s’il les eût passées fous silence ,ou si du moins il les eût trai-tées plus laconiquement. Lapartie Physique , que contientce second Traité, est très in-téressante êc très bien présen-tée. L’Auteur, après avoir prou-vé qu’il n’y a jamais eu dans laNature aucune horreur duvuide , ôc que le vuide n’étoitrien moins qu’impoíìible , dé-montre que tous les effets queles Anciens attribuoient à cet-te horreur , ont pour cause Phy-sique la gravité de l’air quenous respirons. II établit donccette gravité par les expérien-ces les plus frappantes ; &c ils’en sert ensuite pour expliquerd’une maniéré très méchani-que les pompes aspirantes, l’ad-hésion de deux marbres , lesVentouses , le Baromètre Lee.Le ressort de Pair ne lui estpas moins utile que fa gravité.Par ion moyen il rend raisonnon seulement des expériencesordinaires de la Machine Pneu-matique , mais il explique en-core pourquoi dans un réci-pient exactement purgé d’air larose conserve son odeur pen-dant 15 j ours i la chair n’en
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contracte aucune mauvaise ,après y avoir démeuré 7 mois;la poudre s’y allume parla voyedu miroir ardent, plus diffici-lement ôc fans que l’inflamma-tion puisse se communiquer degrain en grain. II rapporte àcette occasion que 1 8 grains depoudre , enflammés par ce Mi-roir , ont fait monter de 18lignes le mercure d’un Baromè-tre fermé dans le même réci-pient. II conclut de là que ces18 grains contenoient un airtrois cent fois plus comprimé,qu’il ne l’cst dans son état or-dinaire. En un mot M r . Duha-mel dit tant Le de si belles cho-ses fur la gravité Le le ressortde Pair , depuis la page 306jusqu’à la page 330 , que preí-
Í iue tous les Philosophes, quiont venus après lui , désespé-rant apparemment de fairemieux, n’ont, pour ainsi dire,pris la peine que de le trans-crire.
Le troisième Traité ne con-tient presque point de Méta-physique. Les loix généralesdu mouvement Le les loix par-ticulières qui s’observent dansle choc des corps élastiques Lenon élastiques , en font com-me la base. L’Auteur auroitdûdonner ces dernières d’une ma-niéré plus générale ; il assignepresqu’autant de loix, qu’il y