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en tombant elles nous fournis-sent le Phénomène que l'onnomme précipitation ; moinspesantes , elles montent vers lapartie supérieure du liquide ,pour y causer tantôt des exal-tations & tantôt des évapora-tions. f. Quelquefois les aci-des introduits dans leurs alka-lis ne les brisent pas , mais ilsforment avec eux des molécu-les trop pesantes pour conser-ver ce mouvement en tout lensqui forme la liquidité ; 6c l’onvoit alors des coagulations. 6°.Quelquefois les alkalis coagu-lés forment des espèces de cris-taux, 6c c’est le Phénomèneque les Chymiffcs appellentCristallisation.
Concluons dc-là qu’il n’estdans la nature aucune vérita-ble fermentation que l’on puis-se appeller froide ; celles quel’on a coutume de nommer ain-si , se font avec une chaleurréelle , mais insensible par rap-port à nous, c’est-à-dire ,avecune chaleur moins grande quecelle qui régne dans notrecorps. Ces principes supposés,il n’est rien de plus facile qued’expliqucr les expériences sui-vantes.
Première Expérience. Versezde l’esprit de nitre sur du mer-cure, ou bien sur de l’étain ;il se fera une effervescence ,
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ôc une ébullition chaude.
Explication. Les acides del’esprit de nitre entrent avecimpétuosité dans les alkalis dumercure ou de l’étain-, 6c ilsleur communiquent ce mouve-ment en tout sens qui ne peutpas produire une chaleur con-sidérable , fans produire l’cffer-vcscence 6c l’ébullition.
Seconde Expérience. Versezde l’eau forte rouge sur del’huile de buis , vous verrezune épaisse fumée sortir de cemélange.
Explication. Les acides de l’cauforte ne peuvent pas entrer dansles alkalis de l’huile de buis ,êc les briser, lans cn détacherbeaucoup de particules d’air 6cbeaucoup de particules d’eauqui y étoient renfermées , 6cdont l’union forme la fuméeépaisse dont on vient de parler.
Troifìéme Expérience. Mêlezde l’huile de tartre avec de l’es-prit de nitre où l’onauroit dis-sout de la limaille de fer , lafermentation ira jusqu’à pren-dre feu.
Explication. La fermentationprend feu , toutes les fois queles acides communiquent auxalkalis un mouvement en toutsens plus grand que celui quiproduit la simple chaleur. Lachose doit arriver ainsi dansl'expérience présente , parce