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Tome second.
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104 FERque l’esprit de nitre rencontredans la limaille de fer une in-finité d’obstaclesqu’il laut vain-cre.

Quatrième Expérience. Ver-sez une demi-once d’eau fortelur une demi-once d’huile degayac ; vous verrez un corpslpongieux d’un demi pied dehauteur, s’élever & íortir dece mélange au milieu d’uneflamme.

Explication. Cette expérien-ce nous présente deux phéno-mènes à expliquer. i°. Les par-ticules ignées que contientl’eau forte doivent enflammerfacilement un corps aulfi in-flammable que l’huite de gayac.i°. Dans le mélange qui le faitde l’eau forte avec l’huile de ga-yac , il doit sortir une infinitéde particules d’air qui , avantque de s’élever à un demi pied,s’enveloppent d’une surface trèsmince de cette matière dontl’huile de gayac est composée,ÔC nous présentent ce corpsspongieux que nous voyons s’é-lever au milieu de la flamme.

Cinquième Expérience. Mê-lez de l’efprit de vitriol avecde l’huile de tartre , ces deuxliquides formeront un mélangecoagulé.

Explication. Les acides del’efprit de vitriol entrent dansles alkalis de l’huile de tartre,

FER

fans les briser ; ils forment en-semble des molécules trop pe-santes pour recevoir ce mou-vement en tout íens qui rendles corps fluides, &í dont nousparlerons dans l’article de lafluidité ; ce mélange doit doncnous préíenter une coagula-tion. Voulcz-vous le rendre li-quide? Versez par destìis un peud’efprit de nitre , afin de sépa-rer les acides de L’esprit de vi-triol d’avec les alkalis de l'hui-le de tartre.

Première Quefìion. Commentdans la fermentation le Moûtfe change-t’il en Vin ?

Résolution. M r . Lémery quia fait avec tout le loin poiíi-blé l’Analyfe du Moût , nousassure qu’il contient une eauinsipide en grande quantité ,une huile puante , quelquesesprits foibles qui ne íont quedu Sel eíFentiel résous, St unemalle terrestre dont on peutretirer par la lessive quelquesSels fixes. Dans la fermenta-tion, dit ceSçavant Chymifle ,il y a une espèce de combatentre les parties salines Sc lesparties huileuses ; celles-là pé-nétrent , divisent , & subtili-sent celles-ci. Dans ce combattoujours accompagné d’ébul-lition , il fe fait une lépara-tion des parties les plus gros-sières d’avec les parties les plus

délices