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Tome second.
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vement sensiblement uniformedans l’espacc de 39343 minu-tes , elle doit parcourir à cha-que minute 187900 pieds ,puisque l'on ne peut pas multi-plier 187900 pieds par 39343minutes, fans avoir pour pro-duit 7392.549700 pieds , c’est-à-dire, fans avoir à-peu-près lavaleur de l’orbite lunaire.

7 0 . Pour avoir la force cen-tripète de la Lune dans un pointquelconque de son orbite , l’onn’a qu’à prendre Je quarré defa vîtelle , c’est-à-dire, le quar-té de l’efpace qu’ellc parcourtdans une minute ; diviser cequarré par le diamètre de l’or-bitclunaire; & le quotient vousreprésentera la force centripètede la Lune. Les Newtoniensont fait toutes ces différentesopérations ; ils ont multiplié187900 pieds par i8790opieds;ils ont divisé le produit3 5 3 o 64ioooopar 2464992000,valeur du diamètre de l’orbitelunaire , & le quotient 15 piedsleur a représenté la valeur dela force centripète de la Lune.Ils ont conclu de là que la Lu-ne dans l’endroit où elle est, n’adans une minute qu’une forcecentripète rcpréíentée par uneligne de r 5 pieds , & que parconséquent abandonnée à fa pé-fanteur dans l’endroit où ellesst , elle ne parcourroit que 15Tome J J.

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pieds dans une minute.

8°. La démonstration jointeà l’expérience journalière, nousapprend que les corps gravesparcourent près de la surfacede la Terre 15 pieds dans la pre-mière seconde de tems , & parconséquent cinquante-quatremille pieds dans la premièreminute , comme nous l’avonsremarqué dans l’article de lagravité des corps.

9 0 . Nous íçavons que cin-quante quatre mille pieds fonttrois mille six cent fois plusgrands que 15 pieds ; nousavons donc droit de conclureque la Lune abandonnée à fapesanteur dans l’endroit où elleest, parcourroit dans une mi-nute un espace trois mille sixcent fois moindre, que si elletomboit des environs de la Ter-re ; donc la Lune a actuellemencune force centripète vers la T er-re trois mille six cent fois moin-dre, qu’elle ne l’auroit, si elleétoit feulement à quelqueslieues de notre globe , & parconséquent l’attraction est pré-cisément en raison inverse desquarrés des distances au cen-tre du corps attirant.

Dans tout ce calcul que nousvenons de faire, ôc qui ne pa-roîtra difficile & effrayant qu’àceux qui n’ont aucune teintured’arithmétique, nous n’avons

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