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Tome second.
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M. de Voltaire dans l’Ode qu’il a mise à la tête des Elémensde la Philosophie de Newton , a parlé de ce grand-Hommcd’une manière au moins aussi noble que M. Halley : En voiciquelques lambeaux. II y a des Vers qu’on ne peut excuser,qu’en les prenant dans un sens Poétique : pris à la Lettre ,ils font très répréhensibles.

Déjà de la carrière

L ’Auguste vérité vient m’ouvrir la barrière.

Déjà ces Tourbillons,l'un par l’autre pressés,

Se mouvant fans espace & sans régie entassés ,

Ces fantômes sçavans à mes yeux disparoissent.

Un jour plus pur me luit, les mouvemens renaissent.

L’espace qui de Dieu contient l’immensité,

Voit rouler dans son sein l’Univers limité ,

Cet Univers si vaste à notre faible vue ,

Et qui n’est qu’un Atome, un Point dans l’étendue.

Dieu parle , & le chaos se dissipe à sa voix ;

Vers un centre commun tout gravite à la fois ,

Ce ressort si puissant, l’Ame de la Nature,

Etoit enseveli dans une nuit obscure,

Le Compas de Newton mesurant l’Univers ,

Leve enfin ce grand voile , Sc les Cieux font ouverts.

II déployé à mes yeux par une main sçavante,

De PAstre de* Saisons la robe étincelante.

L’Eméraude, P Azur, le Pourpre , le Rubis,

Sont l’immortel tissu dont brillent ses habits.

Chacun de ses rayons dans fa substance pure,

Porte en soi les couleurs dont se peint la nature ;

Tome.. H Pppp