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Tome troisieme.
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P O L

gancc de ses expressions , lavariété de les tours , le natu-rel de ses transitions , la jus-teíïè de ses comparaisons ; laplume d’un Phylicien n'elì pasaílez légère pour peindre de íìbelles choses. Nous nous bor-nerons ici à donner l’abrégé del’Anti-Lucréce, considéré pré-cisément comme un Ouvragede Physique. Ce Poème diviséen p livres , attaque l’impiétéjusques dans ses derniers retran-chemens , en présentant auLecteur tout ce que la Physi-que a de plus remarquable ,l’Histoire naturelle de plus cu-rieux , les Arts méchaniquesde plus utile , le Spectacle dela nature de plus frappant.C’efl vous feule que j’invoque ,sagesse Toute-Puisjante y cause& souveraine de l'Univers ,Raison éternelle , Lumière deVEsprits Loy du coeur. Lnspi-rergmoi , soutene\ mes pas danscette longue & pénible carrière.Par vous Vimmense assemblagedes Etres forme un tout régu-lier : vous étés lesambeau dontV éclat peut seul dissiper les té-nèbres qui dérobent a nos yeuxla nature. Née pour connoître& pour aimer le vrai , notreAme trouve en vous fuie dequoi satisfaire des défirs que riende faux , rien de sni ne peutépuiser. Donnes de la force a

mes Vers y & venges vos pro-pres droits.

Après ce début , M. de Po-lignac entre en matière. 11 ex-pose la Morale d’Épicure, ôcil prouve combien elle est faus-se Ôc pernicieuse. II est sur-toutpreíïant dans les conséquences,qu’il en tire. II démontre qu’onne peut pas suivre cette Mora-le , sans regarder la Raisoncomme une chimere ; la Vertuôc la Vérité comme des Êtresfabuleux ; le Pirrhonisme com-me néceílàire. L'Auteur mon-tre , comme en passant, la res-semblance qu’il y a entre laDoctrine d’Epicure , ôc celle deHobbes. II va encore plus loin;il démontre que l’Homme nepeut trouver Ion bonheur furla Terre, que dans le sein dela Religion. C’est-là le précisdu premier Livre de l’Anti-Lucréce.

Dans les deux Livres sui-vans M. de Polignac expose ôcattaque le Sistême physique d’É-picure , le vuide ôc les Atomes.

Le mouvement des Atomesrevient encore dans le quatriè-me Livre. L’Auteur lui substituecelui d’une matière infinimentdéliée ôc agitée en Tourbillon.Ce n’est pas là le plus bel endroitde son Poème ; Newton y estcombattu d’une manière assezfoible;les Argumens qu’on ap-

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