vu, PRÉFACE.
La méthode dogmatique m’a donc, paru la seuleque l’on pût adopter pour exposer les élémens dela science que j’ai eu à traiter. J’ai dû établir desuite les principes , quand il y en a de reconnus,et les prouver en les appliquant aux faits quiconstituent la science. L’ordre qu’on doit suivredans l’exposition de ces faits est déterminé dansla minéralogie comme dans les autres brandiesde l’histoire naturelle par la classification ; etc’est ici que se présente dans toute sa force laprééminence de la méthode naturelle sur la mé-thode artificielle : la classification naturelle est,s’il est permis de s’exprimer ainsi, la seule élé-mentaire. C’est en effet la seule dans laquelleles espèces soient liées par de vrais rapports.Les généralités de chaque classe , de chaqueordre forment l’histoire élémentaire de la claisseet de l’ordre; elles présentent à l’esprit un grandnombre de propriétés communes qui font voir laliaison intime qui existe entre les espèces.
Qu’on ne dise pas <jue les classifications artifi-cielles sont préférables, parce qu’elles sont plussimples et plus faciles à saisir ; il est vrai qu’ellessont simples, car elles n’apprennent presque rien;mais n’est-ce pas tronquer une science sous pré-texte d’en rendre l’étude plus rapide, et peut-on seflatter de la posséder quand on l’a apprise ainsi ?
Il faut espérer qu’à mesure que l’histoire natu-relle fera des progrès, on sentira de plus en plusl’importance de la méthode naturelle et sa préé-minence sur la méthode artificielle, et qu’on neconsidérera plus cette dernière que comme un