PRÉFACE. ,ij
j’ai cru devoir rapporter beaucoup d’observa-tions de ce genre : car ce sont tous ces faits quicomposent l’histoire complète d’un minéral etqui établissent une liaison enlr’elle et celledes autres corps de la nature. II ne suffit doncpas de les indiquer par un seul mot, aussi viteoublié que lu , il faut encore entrer dans lesdétails nécessaires pour donner une idée exactede ces connoissances intéressantes. Tels sont lesmotifs qui m’ont dirigé dans le choix des faits :je dois dire maintenant quelques mots de l’ordredans lequel je les ai présentés.
On sait qu’il y a deux manières d’exposer lesélérnens d’une science :
Tantôt les auteurs suivent la méthode des inven-teurs, c’est-à-dire, la série des idées par lesquelleson a dû passer successivement pour amener lascience au point où elle est.
Tantôt, adoptant une méthode inverse , ilsprocèdent dogmatiquement, c’est-à-dire qu’ilsannoncent des principes reconnus, et les prouventpar des faits.
S’il y a des cas où la méthode des inventeurspuisse être bonne et entièrement praticable , cen’est pas en minéralogie ; dans cette science lesphénomènes généralement connus diffèrent selonles lieux, de sorte qu’en suivant cette méthodeaux environs de Paris , on devroit faire connoîtred’abord à l’élève, le grès, la pierre à plâtre , lapierre calcaire grossière, &c.; dans un autre lieu ilfaudroit commencer par le granité, &c. ; ailleursencore par les substances volcaniques, &c.