44 INTRODUCTION,
l’eau , d’avoir de la saveur , 8cc. ; que la pierre à plaire,la cjaie, le spalh-fluor ne se ressemblent aussi entreeux , par la faculté d’avoir la même terre pour un deleurs principes constituans; 2°. si la couleur jaune établitplus de ressemblance entre la topaze de Saxe et la pierrenommée topaze d’orient, qu’une forme primitive diffé-rente n’entraîne de dissemblance entre ces deux pierres;3 °. si une formepriniilive commune à la topaze d’orien!,au rubis d’orient et au saphir, établit plus d’analogie entreces pierres que leurs couleurs extrêmement variées nemettent de différences entre elles; 4 0 . enfin, si le diamantet le cristal de roche, tous deux fort durs, transpa-rens, &c. se ressemblent davantage par ces propriétésque le diamant, la houille et le soufre , si différons exté-rieurement , ne se ressemblent par la propriété remar-quable d’être combustibles.
74. Toutes les personnes qui ont voulu établir uneclassification raisonnée des minéraux, se sont fait taci-tement les questions précédentes, ou d’autres semblables ;elles se réduisent à savoir si la ressemblance ou les rap-ports tirés de quelques propriétés extérieures , sont plusimporlans que ceux qui résultent de la composition.Pour répondre à celle demande, ii faut examiner quellesorte d’influence ces qualités, les unes accessoires, lesautres inhérentes , ont sur la nature des êtres auxquelselles appartiennent. Prenons nos exemples dans descorps complètement connus, afin d’écarter toutes le»circonstances qui compliqueroient la question.
Pour peu qu’on réfléchisse sur ce qui constitue pournous l’essence de certains êtres, on verra que le carac-tère essentiel d’un sel, par exemple du sel marin , n’estni sa propriété de décrépiter sur les charbons ardens,ni celle de se dissoudre dans l’eau, ni celle de cristalliseren cubes, puisque la plupart de ces propriétés peuventexister et existent en effet dans des sels qui sont regar-dés comme différens. La soude et l’acide muriatiqueunis dans certaines proportions , constituent essentielle-