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Tome premier.
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SOU DK JIURIATÉE. 1^7

qu'on fait, pour lassaisonnement seul, une immenseconsommation de cette substance. On en emploie unequantité encore plus considérable pour les salaisons;cest-à-dire, pour conserver , par son moyen, dilférensalimens tirés des animaux, et même quelques végétaux.Considéré sous ce dernier point de vue, il est dunegrande importance, puisque plusieurs genres dindustrieet de commerce en dépendent. On a donc chercherà lextraire, avec le plus déconomie possible, de tousles lieux la nature nous l'offre avec une bienfaisanteprofusion.

Les mines de Sel gemme sont exploitées comme nouslavons indiqué plus haut ( page i 3 t ) ; lorsque le selquelles produisent nest pas pur, on est oblige de le fairedissoudre dans leau pour le purifier.

Leau de la mer est, ainsi que nous lavons dit, lamine la plus vaste de ce Sel ; mais ce nest pas la plusriche. Sil falloit employer uniquement la chaleur descombustibles pour en obtenir le Sel , cette substanceseroit portée à un prix trop élevé. Ou extrait donc leSel de leau de la mer de deux manières : i°. Par laseule évaporation naturelle ; 2°. par lévaporation natu-relle combinée avec lévaporation artificielle.

Dans le premier cas, on fait cette extraction au moyendes marais salons [pi. 2, fi g. 2). Ce sont des bassins très-étendus, mais très-peu profonds, dont le fond est argileuxet fort uni; ils sont pratiqués sur le rivage de la mer. Cesmarais ou bassins consistent : i°. En un vaste réservoirplacé en avant des marais proprement dits et plus pro-fond queux : ce réservoir communique avec la mer parun canal fermé dune écluse ; on peut, sur les bords delOcéan , le remplir à marée haute ; mais les marées sontplutôt un inconvénient quun avantage pour les maraissalans. 2°. En marais proprement dits, qui sont divisésen une multitude de compartimens au moyen de petiteschaussées. Tous ces compartimens communiquent entreeux ; mais de manière que leau narrive souvent dune