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qu'on fait, pour l’assaisonnement seul, une immenseconsommation de cette substance. On en emploie unequantité encore plus considérable pour les salaisons;c’est-à-dire, pour conserver , par son moyen, dilférensalimens tirés des animaux, et même quelques végétaux.Considéré sous ce dernier point de vue, il est d’unegrande importance, puisque plusieurs genres d’industrieet de commerce en dépendent. On a donc dû chercherà l’extraire, avec le plus d’économie possible, de tousles lieux où la nature nous l'offre avec une bienfaisanteprofusion.
Les mines de Sel gemme sont exploitées comme nousl’avons indiqué plus haut ( page i 3 t ) ; lorsque le selqu’elles produisent n’est pas pur, on est oblige de le fairedissoudre dans l’eau pour le purifier.
L’eau de la mer est, ainsi que nous l’avons dit, lamine la plus vaste de ce Sel ; mais ce n’est pas la plusriche. S’il falloit employer uniquement la chaleur descombustibles pour en obtenir le Sel , cette substanceseroit portée à un prix trop élevé. Ou extrait donc leSel de l’eau de la mer de deux manières : i°. Par laseule évaporation naturelle ; 2°. par l’évaporation natu-relle combinée avec l’évaporation artificielle.
Dans le premier cas, on fait cette extraction au moyendes marais salons [pi. 2, fi g. 2). Ce sont des bassins très-étendus, mais très-peu profonds, dont le fond est argileuxet fort uni; ils sont pratiqués sur le rivage de la mer. Cesmarais ou bassins consistent : i°. En un vaste réservoirplacé en avant des marais proprement dits et plus pro-fond qu’eux : ce réservoir communique avec la mer parun canal fermé d’une écluse ; on peut, sur les bords del’Océan , le remplir à marée haute ; mais les marées sontplutôt un inconvénient qu’un avantage pour les maraissalans. 2°. En marais proprement dits, qui sont divisésen une multitude de compartimens au moyen de petiteschaussées. Tous ces compartimens communiquent entreeux ; mais de manière que l’eau n’arrive souvent d’une