. ijS sels alcalins.
case dans la case voisine, qu’après avoir fait un très-longcircuit ; en sorte qu’elle a parcouru une étendue quel-quefois de 4,5oo mètres, avant d’arriver à l’extrémitéde celle espèce de labyrinthe. Ces diverses parlies ontdes noms techniques très-nombreux, très-singuliers,mais qui diffèrent dans chaque déparlement. — Ces ma-rais doivent être exposés aux venls de N. O., de N. oude N. E.
C’est en mars que l’on fait entrer l’eau de la mer dansces bassins étendus. Elle y présente, comme on voit,une vaste surface à l’évaporation. Le réservoir anté-rieur est destiné à conserver l’eau , afin qu’elle y dé-pose ses impuretés, et qu’elle y subisse un commence-ment d’évaporation : celle eau doit remplacer celle desautres bassins, à mesure qu’elle s’évapore. On juge quele Sel Va bientôt cristalliser, quand l’eau commence àrougir ; elle se couvre peu ajirès d’une pellicule de Sel ,qui se précipite sur le sol. Tantôt on lui laisse déposerson Sel dans les premiers compartimens ; tantôt on lafait passer dans des cases où elle présente encore uneplus grande surface à l’air. Dans tous les cas, on retirele Sel sur les rebords des cases, pour l’y faire égoutteret sécher. On le recueille ainsi deux et trois fois parsemaine vers la fin de l’opération.
Le Sel obtenu par ce moyen, participe de la couleurdu sol sur lequel il est dépose ; et, selon la nature duterrein, il est blanc, rouge ou gris : on appelle aussice dernier, sel vert. Le sel de mer a l’inconvénientd’être amer, si on l’emploie immédiatement après safabrication. Il doit ce goût au muriale de chaux et ausulfate de soude qu’il renferme. L’exposition à l’air,pendant deux ou trois ans, le débarrasse en partie deces sels.
Les marais salans sont presque aussi multipliés que les
mines et que les sources salées.-Ceux de Portugal
passent pour donner le Sel de meilleure qualité ; il est*n gros grains, presque transparens. On le préfère en