5g3 MÉTALLURGIE,
propre aux rasoirs, canifs , burins, lui donne la couleurpaille, et le suif dans lequel on le chauffe doit seulementfumer. Le deuxième degré propre aux ciseaux, cou-teaux, &c. lui donne une couleur brune ; la fumée du suifest plus abondante, et un peu colorée. Au troisième degré,qui est celui des ressorts de montre, l’acier devient bleu,et le suif est tellement chaud , qu’il s’allume par la pré-sence d’un corps enflammé. Le dernier degré de recuit,est celui dans lequel l’acier a été chauffé au point deparoître d’un rouge sombre dans l’obscurité ; c’est lerecuit que l’on donne aux ressorts de voiture.
Lorsqu’on fait chauffer l’acier pour le tremper, ils’oxide quelquefois à la surface, ce qui ôte à la pointede certains outils, tels que les burins, le degré de ténuitéqu’on y recherche. Pour éviter cet inconvénient, il fautfaire chauffer l’acier à l’abri du contact de l’air. On yparvient aisément en le tenant dans du plomb fonduet chauffé au rouge.
T)îv-er>es Le bon Fer a le grain homogène, peu gros; il se>er.' u laisse forger à chaud sans se gercer, et plier à froid sansse casser. Quelque pur qu’il paroisse , il contient encoreun peu de carbone et d’oxigène. Le Fer qui passe pourle meilleur, est celui des forges de Roslagie en Suède ;elles sont alimentées par le minerai de Danemora. C'estavec ce Fer marqué oo, que les Anglais font leur acierde cémentation.
Les deux mauvaises sortes de Fer , sont celles qu’onnomme Fer cassant à chaud et Fer cassant à froid.
Le premier est aussi appelé Fer de couleur ou rouve-rain. Il a le défaut de se casser quand on le for-e lors-qu’il est seulement ronge-cerise ; mais on peut parer àcet inconvénient qui le met souvent hors d’usage, en leforgeant lorsqu’il est rouge-blanc , et cessant lorsqu’ildevient rouge-brun. On le pare lorsqu’il prend la cou-leur rouge-cerise obscure, et on continue de le forger àfroid. On croit que le Fer doit cette mauvaise qualité