Voyage
,, Le froid est st vif a Iakutsk ( I ) , que quelques années avant 173^„ un Vaivode obligé daller de fa maison à la Chancellerie , qui,, n en étoit éloignée que de quatre-vingts pas environ, eut les pieds,„ les mains & le nez gelés ; & il ne se rétablit qu’avec beaucoup de" peine. Son corps étoit cependant couvert dune ample fourure,« &: une capote de peau cachoit fa tête (z). Vers la fin de Juin» on trouve quelquefois le terrein gelé, en creusant la terre de trois» pieds de profondeur. En i 68 y on voulut creuser un puits, &c„ l’on trouva la terre gelée au mois de Juillet jusqu à treize toises de„ profondeur ( 3 ) : cependant le 11 de Mai 1737 , la riviere dé-» gela , & le 14 du même mois il n’y avoit plus de glace.
« La Ville de Tomsk, quoique beaucoup plus méridionale (4) >» éprouve des froids très rigoureux. Dès le milieu d’Avril l’air étoit„ chaud &c agréable : mais il changea tout-à-coup vers le 1 y de Mai ;
nous eûmes des neiges, des pluies , du verglas, ôc un jour den froid inouï dans cette saison (y) ».
La Ville de Mangasea, située fiir la riviere d’Ienissea ( 6 ) , estdans un climat très froid. M. Gmelin s en explique ainsi (7):» J’ai parlé des beaux jours que nous eûmes avant notre départ*> d’Ieniífeik, vers la fin de Mai (8). Lorsque nous arrivâmes â- Man-» gasea, nous crûmes passer de Tété à lliiver ; cependant c’étoit le
(r) Latitude, íbixante-deux degrés; longitude, cent quarante-cinq degrés quarante-deux minutes.
( 1 ) Tome premier , pag. 381,411 & 41 %.
(3) Je crois que c’est une faute d’impreílïon , 8 c qu il faut lire treize pieds.
< 4 ) Latitude, cinquance-fept degrés trois minutes ; longitude, cent deux degrés trente»
huit minutes.
(5; Gmelin, Tome II, pag. 164.
(6) Latitude, soixante-cinq degrés trente-six minutes ; longitude, cent sept degrés,-
(7) Tome II, pag. 54.
3 * 1 * * * S 6 7 ) Tome II, pag. j 1-..