en Sibérie.' 203
France. On les trouve communément vers la partie orientale de laSibérie, en allant de Tobolsk à Kamchatka. Les Hermines, les Mar-tres zibelines font plus communes dans ces mêmes endroits : lesbelles martres zibelines font très cheres ; une doublure pour hommefe vend cinq à íìx mille livres, & quelquefois vingt ( 1). On estimebeaucoup en France les queues de Martres, en Sibérie c’est la partiede la peau de ranimai dont on fait le moins de cas, parce que sonpoil est trop dur : les belles Martres ont même rarement de bellesqueues ; elles font parfaitement noires , ou n ont que quelquespoils gris : la partie du dos est toujours la plus recherchée ; auííìles Marchands qui veulent avoir de belles foutu r es, découpenttoutes ces peaux , &c cousent les dos ensemble , pour les assortir.C’est-là cette efpece de fourure qui coûte ficher. Outre que les peauxdes Zibelines font mieux fournies que celles des Martres des autres(1 ) Je nai jamais vu ey Ruffie de fourmes de ce prix.
le cou & la poitrine, font d’un noir très foncé d’acier poli ; le dos, le croupion, les couver-tures du dessus de la cpieue font de la mème couleur, mais moins foncés <Sc moins bril-lants ; les .côtés & le ventre font noirâtres ; les petites couvertures du dessous des ailesfont de la même couleur j les grandes font cendrées ; les petites du délions des ailes, ainllque les grandes, font du même noir que le dos : les plumes des ailes four de la couleur dudos , du côté extérieur j celles qui font proche du corps font noirâtres du côté intérieur, &ccelles qui en font les plus éloignées font cendrées : les plumes des ailes diminuent de lon-gueur à mesure quelles font plus près du corps. On observe au dessous du louer de l’aîleune bande blanche transversale, composée de douze plumes qui partent du coude j lesailes étant pliées, la partie de cette bande blanche qui reste à découvert, est de trois pou-ces , & fa largeur d’environ huit à neuf lignes. Ces plumes blanches fervent de couverturesaux grandes. Le bec forme une petite éminence noire où font les narines ; fa longueur de-puis le bout jufqu’aux plumes, est d’un pouce six lignes à fr partie supérieure , & de onzelignes jufqu’à l’endroit où commence l’éminence (*) : la largeur du bec est d’un pouce ,A couleur de soufre ; deux traits noirs partent des deux côtés des narines ; ils vont join-dre , en s’écartant, une piece ronde qui se courbe sur le bec inférieur : le bec est dentelé ,ainsi que celui des Canards ordinaires. On trouve cette Macreuse dans les marais des envi -rons de Tobolsk en Sibérie. Du Cabinet de Madame La Marquije ddAlignì.
( * ) Cette éminence n'a aucun rapport avec le tubercule cju'on observe dans la Macreuse décrite par U,JBrisson.
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