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même tout à l’heure. Le sacristain est de mes amis, J®n’ai qu’à lui parler , je m’assure qu’il nous le montrer*tout aussitôt. Meibomius, revenant alors comme du nprofond sommeil, reconnoît le qui-pro-quo, et l’on ajou tequ’il reprit aussitôt la poste sans vouloir rester un m 0 'ment de plus à Bologne .
Cette anecdote prouve quelle étoit la passion des s*'vants de ce temps-là pour la découverte des manuscritdes auteurs anciens.
Deuxiem,e anecdote, — En 1800, M. Marchéna , Esp a 'gnol, homme de lettres, qui étoit alors attaché à l’ ar ' ;mée du Rhin , dans le loisir des quartiers d’hiver aBâle , s etoit amusé à faire une chanson un peu les te ’Un officier supérieur lui en fait quelques reproche 5 ’il répond en plaisantant que c’est la traduction d’^ jmorceau de Pétrone, et qu’il s’offre à en fournir ^ ipreuve. Effectivement il apporte, deux jours après, ciprétendu fragment qu’il avoit composé pendant ce coiû* !délai, et dépourvu de livres comme on l’est oi'd 1 'nairement à l’armée. Pour continuer la plaisanter^ 1il imprima ce morceau sous ce titre : Fragmentum P 1 'tronii, ex bibliothecæ S. Galli antiquissimo mss. excetftum, nunc primùm in lucem editum ; gallice vertit ^notis perpetuis ïllustravit Lallemandus, S. theologiœ do ctor. In - 12. L’auteur choisit un passage de Pétr o^ eoh personne n’a soupçonné encore qu’il y eût une 1^cune ; il J inséra un récit qui s’y trouve parfaitem e,,l;à sa place, et sans lequel-, il faut en convenir, il n J apas de liaison entre ce qui précède et ce qui suit. Il saIsit l’esprit et la manière de Pétrone avec tant de p e ’fection , que plusieurs savants d’un grand méritetrompèrent. La sensation que ce morceau avoit p r °