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Tome premier.
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DES PONTS. i 9 r

soit par la nature du terrain qui compose le fond de la rivière,soit par la hauteur du remous qui doit se former à l’amont dupont, et qui dépend de la valeur de cette vitesse ; et comme laquantité d’eau que roule le fleuve est aussi connue, la surfacedu débouché que le pont doit laisser peut être déduite immédia-tement. La question se trouve donc ramenée au problème sui-vant : étant données la section du lit d’une riviere et la vitessede l’eau, déterminer la nouvelle vitesse que prendront ses eauxet là hauteur du remous qui se formera, en supposant que le litse trouve resserré par la construction des piles et des culéesd’un pont.

Ce problème n’est point susceptible d’être résolu rigoureuse-ment ; mais nous allons , en négligeant quelques circonstancesdont les effets sont peu sensibles, et se compensent même engrande partie , en donner, d’après Dubuat, une solution quipeut être utilement employée dans la pratique.

Supposons que ACDB (PI. X, fïg. 3) représente la face laté-rale d’une pile, et GEF la pente naturelle de la riviere, avantla construction du pont. Le courant se trouvant resserré dansl’intervalle EF, la vitesse , et conséquemment la pente de lariviere, y seront plus considérables, et la surface de l’eau, enfaisant abstraction des résistances particulières produites par lesavant-becs, prendra une inclinaison qui pourra être représentéepar la ligne IF. Cette surface en amont s’élèvera nécessairementau-dessus du point I, et nous la représenterons par la ligne HK,qui, sur une petite longueur, est sensiblement horizontale,^elons

i_rès K ■> d e l a section naturelle de la riviere.