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est, toutes choses égales d’ailleurs, d’autant plus grand que saclef est moins épaisse. Ce tassement dépend effectivement duraccourcissement de la courbe DEc/ (Pl. X, fig. 6), qui réunitles points d’appui des voussoirs , ou ceux autour desquels ilstendent à tourner dans les mouvements de la voûte (i) : cettecourbe passe par les points de rupture D et d et par le point E,sommet de l’extrados , et elle est d’autant plus surbaissée quela clef est moins longue. On voit facilement que si on connais-sait la compression des cales, ou le raccourcissement que lacourbe éprouve relativement à une pression déterminée, onpourrait fixer la valeur du tassement correspondant à une lon-gueur de clef donnée. Ce tassement serait d’autant plus grandque la courbe DE d serait plus surbaissée; or, plus le tassementest considérable, plus on doit craindre qu’il ne soit pas bien
régulier, et que la forme de la voûte ne se trouve altérée ;
on est donc entraîné par cette considération à chercher à lediminuer en donnant à la clef plus d’épaisseur quelle ne devraiten avoir.
Pour éclaircir ces dernieres considérations, on en fera l’appli-cation au pont de Nemours , sur le Loing, sur la constructionduquel M. Boistard, ingénieur des ponts et chaussées, a publiédes détails. Il est composé de trois arches en arc de cercle,de 16,241 métrés d’ouverture, et décrites avec un rayon de3o,ai métrés. On voit que ces arches sont très-surbaissées : onleur a donné 976 millimétrés d’épaisseur à la clef, et la pressionhorizontale qu’elle supporte est de 48000 kilogrammes pour unmétré de longueur de la voûte, en supposant que le pont soit
(1) Yoyez le chapitre suivant.