NOTE
Sur la maniéré d’évaluer la résistance de la pierre.
T i a résistance de la pierre peut être considérée de plusieurs maniérésdifférentes. On peut demander, i° quel sera le poids qu’une pierreencastrée à l’une de ses extrémités pourra soutenir à l’autre ; 2 0 enla supposant posée entre deux surfaces horizontales, quel fardeauelle pourra porter sans s’écraser ou sans s éclater SOUS la charge ;3° en la supposant retenue verticalement par la partie supérieure,quel poids on pourrait suspendre à l’extrémité inférieure sans forcerla pierre à se séparer.
Il est rare que dans la disposition des édifices on suspende desfardeaux aux extrémités des pierres ; il arrive toujours au contraire,soit dans la construction des points d’appui, soit dans celle des voûtes,que les pierres se trouvent pressées entre deux surfaces parallèles.Aussi, quoiqu’on ait fait quelques expériences sur la résistance despierres retenues à l’une de leurs extrémités , la recherche de leurforce considérée sous ce point de vue est à peine commencée, tandisqu’on peut regarder actuellement celle de la résistance des pierresposées à plat, sinon comme entièrement complété, du moins commetrès-avancée.
Il n’y a pas très-long-temps que l’on a cherché à se rendre comptedu poids que les pierres sont susceptibles de soutenir; et si on con-sidéré la grande épaisseur que les anciens ont donnée par-tout auxpoints d’appui de leurs édifices, on sera porté à croire qu’ils n’avaientque peu d’idée de la résistance des matériaux qu’ils employaient. Lahardiesse des architectes du moyen âge, qui ont quelquefois faitporter des masses considérables sur des colonnes très-minces et très-élevées , pourrait au contraire faire penser qu’ils avaient étudié sous