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ce rapport les propriétés de la pierre. Mais il n’est resté aucune tracedes recherches qu’ils ont pu faire ; et, d’après l’état des sciences dansles siècles barbares où ils ont travaillé, il est plus naturel de croirequ’en cherchant, sans trop de réflexion, à enchérir de légèreté lesuns sur les autres, ces architectes sont arrivés à des limites qu’il eûtpeut-être été possible de reculer encore. On a cité comme un desexemples les plus remarquables du peu de surface des points d’appuigothiques, deux colonnes de l’église de Toussaints d’Angers . Leurdiamètre est seulement de 3 o centimètres, et leur hauteur de 7,8métrés. Elles soutiennent des voûtes d’arrêtés en ogive, dont les ner-vures sont en pierres de taille, et le poids porté par chacune d’ellesest de 3 i 3 oo kilogrammes-
Les discussions auxquelles le dôme de l’église de Sainte-Genevievea donné lieu ont été l’occasion des premières recherches qui aientété faites sur la résistance de la pierre. M. Patte publia, en 1770, unmémoire dans lequel, il éleva des doutes sur la solidité des piliers dece dôme, et assura qu’ils n’avaient pas une surface suffisante pourque la tour qui devait porter la coupole pût résister à sa poussée.Nous avons répondu, l’année suivante ( 0 , à ces assertions en faisantvoir qu’elles n’étaient point d’accord avec les réglés connues jusqu’a-lors pour calculer la poussée des voûtes ; et nous avons démontré,en appliquant ces réglés d’une maniéré plus exacte, que, non-seule-ment l’épaisseur des piliers était suffisante pour porter les voûtesprojetées par Soufflot, mais que l’on pouvait supprimer les massifs,et conserver seulement les colonnes qui y étaient engagées.
Cette assertion supposait cependant que la pierre dont ces colonnesseraient composées ne s’écraserait point sous le poids considérablequ’elle aurait à soutenir ; et comme cette derniere difficulté ne pou-vait être résolue qu'autant qu’on connaîtrait exactement la force dela pierre, nous entreprîmes sur cet objet des expériences qui pou-