Band 
Tome premier.
Seite
269
JPEG-Download
 

D E S P O N T S. 269

valent alors être regardées comme entièrement neuves. Elles ont étépubliées en 1774 dans le Journal de Physique de l’abbé Rozier.

Ces expériences ont été faites par le moyen d’une machine (Pl. XII,fig. 1 ) dont les pièces principales étaient un levier a , qui tournaità l’une de ses extrémités dans un boulon b fortement arrêté dans unpoteau vertical, et qui soutenait à l’autre un plateau de balance ; etdans une piece c taillée en coin par le dessus, qui se plaçait sous lelevier à peu de distance de l’axe de rotation, et qui transmettait auparallélipipede de pierre d mis en expérience, l’effort exercé par lespoids dont le plateau de balance était chargé.

La plupart des expériences furent faites sur des solides de pierre dea3 à 54 millimétrés de grosseur, tirés des carrières de Givry, petiteville située aux environs de Châlons-sur-Saône . Ces carrières offrentdes pierres de deux qualités principales : la première est blanche,médiocrement tendre, et ses lits ne sont pas bien marqués ; sa pesan-teur spécifique est 2,071 : la seconde est rouge, assez dure, et ses litssont bien marqués ; sa pesanteur spécifique est 2,357. D’après lesrésidtats moyens des épreuves, la pierre tendre de Givry commençaità s’écraser sous un poids de 2884 kilogrammes pour a5 centimètresquarrés, et la pierre dure sous un poids de 7697 kilogrammes.

Le célébré Soufflot ayant eu connaissance de ces expériences, fitconstruire en fer une machine semblable à la mienne, par le moyende laquelle il écrasa un grand nombre de pierres de diverses especes.Ce travail était fait en commun avec Perronet , qui construisit versle même temps, pour l’école des ponts et chaussées, une troisièmemachine à laquelle il adapta un appareil qui la rendait propre à recon-naître aussi la force de cohésion des métaux.

On s’aperçut, dans le cours des expériences, que lorsque le plateaude balance était chargé d’un poids un peu considérable, le frottementqui s’exercait en b sur l’axe de rotation du levier devenait très-fort etinfluait sensiblement sur les résultats. Il arrivait aussi que la pierre,diminuant un peu de hauteur avant de s’écraser tout-à-fait, n’étaitplus pressée verticalement par la piece c, à cause du léger mouvement

1.