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Tome premier.
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27 o CONSTRUCTION

que le levier- était alors obligé de prendre autour de son point d’appui.Ces défauts de la machine tendaient à faire croire le poids nécessairepour écraser les pierres beaucoup plus fort qu’il ne devait être effec-tivement, et d’autant plus que les pierres étaient plus dures. Ils ontété corrigés dans une nouvelle machine (PI. XII, fig. 2 ) imaginéepar M. Rondelet (0, et dans laquelle les solides de pierre, mis enexpérience, sont pressés par le moyen d’une vis a dans une directionconstamment verticale. Le mouvement est transmis à la vis par lemoyen d’une corde b b qui passe sur un quart de cercle hh adapté àson axe et sur une poulie de renvoi c, et qui porte un plateau debalance d que l’on charge de poids.

On voit que les poids dont le plateau d est chargé ne peuvent pasfaire jugèr exactement de la résistance du solide de pierre e, mis enexpérience, puisqu’une partie de ces poids est employée à surmonterles résistances causées par la machine, et principalement le frottementde la vis dans son écrou. M. Rondelet a employé, pour évaluer cesrésistances, un moyen assez ingénieux, et qui consiste à mettre en

équilibre l’effort de la vis avec celui du levier ff, dont l’extrémitéest chargée du plateau de balance g. Il est facile de connaître alorsle rapport de la force appliquée au quart de cercle hh, représentéepar le poids du plateau d, à l’effort exercé en e par la vis sur la pierremise en expérience , lequel est indiqué par celui du levier fff )-

(1) Traité de l’art de bâtir, tome 3 , page 78.

(2) Ce rapport qui n’est point constant dépend nécessairement de la pression plus oumoins grande que l’on exercera sur le solide mis en expérience. M. Rondelet qui acherché à le déterminer, en chargeant successivement l’extrémité du levier ff de 60, 80,120 , i 3 o , et i 5 o kilogrammes, l’a toujours trouvé, à très-peu de chose près, e'gal à 777II est Vraisemblable que ce rapport aurait varié si on eût employé des poids plus forts. Ilne doit pas non plus être le même dans lès divers états de la machine qui peut êtregraissée avec plus ou moins de soin, ou depuis un temps plus ou moins long. Ces consi-dérations peuvent faire entrevoir quelque incertitude dans les résultats des expériences;ce qui n’empêche point qu’elles ne fournissent aux constructeurs des connaissances très-précieuses.