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mémoire imprimé l’année suivante, Couplet chercha à établir lathéorie des voûtes sur une hypothèse entièrement contraire àcelle qu’il avait d’abord adoptée. Il supposa que, dans la chuted’une voûte, le frottement des joints des voussoirs était tel qu’ilsne pouvaient jamais glisser sur leurs lits, et que, pour se séparerles uns des autres, il fallait que leurs plans de joint s’écartassenten tournant autour d’une arrête. Il faisait d’ailleurs abstractionde la résistance que l’adhérence produite par les mortiers peutopposer à ce mouvement.
Quelque fausse que fût cette supposition, qui s’écarte autantde la vérité que la précédente, elle conduisait cependant sonauteur à la véritable théorie des voûtes. Les observations et lesexpériences qui ont été faites depuis l’époque à laquelle ilécrivait, ont appris effectivement que la considération du frotte-ment n’entrait pour rien dans la nature de leurs mouvements,et que, dans ces différents mouvements, les voussoirs tournaientdans certains endroits autour de leurs arrêtes, tandis que leursjoints tendaient à s’ouvrir ou à se fermer. Mais les expressionsauxquelles Couplet est parvenu sont tellement compliquées etsi peu appropriées au calcul, qu’il ne paraît pas que personneen ait fait usage. Il faut remarquer aussi que la suppositionsur laquelle elles étaient établies, quoique vraie par le fait,étant cependant fausse par le principe, on ne pouvait à cetteépoque lui accorder beaucoup de confiance.
Peu de temps après la publication des deux mémoires deCouplet, Danisy répéta devant l’académie de Montpellier , desexpériences sur des modèles de voûtes en plâtre partagées enun certain nombre de voussoirs , et fit remarquer l’effet despoids dont il les chargeait et la maniéré dont ils occasionnaient
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