Band 
Tome premier.
Seite
304
JPEG-Download
 

3o4 CONSTRUCTION

la rupture. Ces expériences sont indiquées dans la coupe despierres de Frezier , ainsi qu’une réglé que leur auteur en avaitdéduite et dans laquelle il s’était moins attaché à l’exactitudequa la commodité des ouvriers, puisque dans la déterminationde l’épaisseur des culées il négligait de faire entrer en considé-ration la hauteur des piédroits, qui cependant y influe néces-sairement. Ces expériences sont le premier germe de la véritablethéorie des voûtes, mais elles étaient faites trop en petit, et lecalcul ne paraît pas leur avoir été appliqué convenablement.

On trouve dans le recueil des Savants étrangers, pour l’an-née 1773, un mémoire de Coulomb, dans lequel il est questionde l’équilibre des voûtes. Ce célébré physicien les considéré suc-cessivement dans l’hypothese des joints parfaitement polis, etdans celle où le frottement et l’adhérence produite par les mor-tiers s’opposeraient à la disjonction des voussoirs. Dans cedernier cas, il regarde d’abord la moitié' DE de la partie supé-rieure de la voûte (PL X, fig. 6) comme un corps porté sur unplan incliné, et donne, en ayant égard à l’effet du frottement etde la cohésion, les limites entre lesquelles se trouve comprise lavaleur d’une force horizontale agissant dans le sens E i, quis’oppose au glissement de ce corps et le soutient sur le planincliné DF. Il observe ensuite que la résultante des deux forcesqui agissent sur la portion de voûte DE, doit nécessairementrencontrer DF entre les points D et F, et cette seconde condi-tion fournit deux nouvelles limites entre lesquelles la valeur dela force horizontale doit être comprise. D’après cela, si on sup-pose que le frottement des joints soit assez considérable pourque la partie supérieure 11e puisse point glisser sur DF, laseconde condition d’équilibre sera la seule qu’il faille prendre en