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Tome premier.
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fro CONSTRUCTION

les changements qui se manifesteraient dans leur position et dans

leur forme, quel serait le jeu des voussoirs pendant le tassement.

La courbure de la ligne supérieure a indiqué un tassementvertical qui allait en diminuant uniformément depuis son milieujusqua ses extrémités. Quant aux deux autres lignes , il s’estformé dans leur courbure un point d’inflexion à la rencontre dujoint du seizième et dix-septieme cours, ce qui indiquait, outrele tassement vertical et le resserrement des joints dans les courssupérieurs, jusques et compris le dix-septieme, un resserrementsemblable dans les joints .de la partie inférieure qui se trouvaiten outre reportée vers les culées.

Il est facile de conclure de ces observations, qu’on peut répé-ter dans toutes les constructions du même genre, que la partiesupérieure ne tend point à repousser les parties inférieures englissant sur les joints de rupture, ainsi qu’on le supposait d’après

Lahire, et, par conséquent, que les résultats des calculs faitsd’après cette hypothèse ne peuvent être qu’erronés. Et, pourse faire une idée juste de la nature de la poussée, il faut consi-dérer successivement les deux époques principales de la cons-truction d’une voûte.

Lorsque la plus grande partie des voussoirs est posée et qu’onest près d’arriver aux clefs, le cintre se trouve considérablementcharge dans sa partie supérieure, parce qu’il supporte entière-ment le poids de la voûte, et il éprouve en conséquence untassement dont l’effet est sur-tout sensible vers le sommet.Chaque voussoir descend à proportion de sa proximité de laclef, et il est évident que cela ne peut se faire qu’autant qu’iltourne autour de son arrête inférieure, ce qui oblige le joint às’ouvrir à l’extrados. Cet écartement est sur-tout sensible au